C’est dans le but de partager l’information sur le Dialogue politique inclusif que le gouvernement a rencontré, vendredi, au ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, le corps diplomatique et les partenaires techniques et financiers de notre pays. Cette rencontre d’informations était présidée par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Tiébilé Dramé, qui avait à ses côtés ses collègues de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Boubacar Alpha Bah, des Réformes institutionnelles et des Relations avec la société civile, Amadou Thiam.


Dans ses propos liminaires, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a expliqué que le Dialogue politique inclusif est une opportunité pour les Maliens de s’asseoir pour procéder à un diagnostic et proposer des solutions de sortie de crise. Selon lui, ce Dialogue politique inclusif qui se prépare est en conformité avec les engagements pris par les acteurs politiques qui ont signé l’accord politique de gouvernance le 2 mai dernier.
Tiébilé Dramé a rappelé que les trois facilitateurs désignés par le président de la République pour piloter le processus du Dialogue politique inclusif sont à l’œuvre depuis le mois de juin dernier y compris le président du comité d’organisation de ce dialogue, Cheick Sidi Diarra.
En outre, le chef de la diplomatie malienne a signalé qu’il y a eu des journées préparatoires du dialogue en début de semaine dernière. Au cours de ces rencontres, les participants ont été appelés à se prononcer sur le projet de termes de référence pour qu’il y ait une compréhension commune sur ce document qui sera validé bientôt lors d’un atelier présidé par le Premier ministre. Cet atelier de validation, a-t-il précisé, a pour objet de permettre aux acteurs d’apporter leurs amendements au projet qui a été élaboré par les facilitateurs.
Par ailleurs, Tiébilé Dramé a rassuré les participants que le processus d’élaboration des termes de référence a été inclusif. Selon ses arguments, le projet de termes de référence est le résultat de l’enrichissement par les facilitateurs de la synthèse des réponses reçues des parties prenantes de notre nation. Il a ensuite fait savoir que ce document a été rendu public à travers une large diffusion.
Les principaux thèmes de ce projet de termes de référence, a-t-il cité, sont notamment la restauration de la paix et la sécurité dans notre pays, la réconciliation nationale, la gouvernance et les réformes politiques et institutionnelles.
«Nous avons le devoir de vous tenir au courant de cet important moment qui commence pour notre pays afin que vous continuez à être à nos côtés et à soutenir le processus de Dialogue politique inclusif et des résultats qui vont sortir de cette grande assemblée des forces vives du Mali», a lancé le ministre Dramé à l’endroit de ses interlocuteurs.
Pour sa part, le ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation a indiqué que la question sur l’opérationnalisation des nouvelles régions et les modes du scrutin seront discutés au niveau du Dialogue politique inclusif. «Nous avons fourni la liste de tous les partis politiques pour que tout ce qui concourt au débat démocratique puisse avoir une visibilité pour éviter les malentendus», a relevé Boubacar Alpha Bah.
Le ministre chargé des Réformes institutionnelles et des Relations avec la société civile a révélé que ses équipes ont parcouru le pays en se rendant dans les différentes régions pour recueillir les inquiétudes de la société civile et les préparer au dialogue politique.
Par rapport à la réforme constitutionnelle, Amadou Thiam a rappelé que comme mentionné dans le cahier de charges du Triumvirat, le Dialogue politique inclusif doit trouver une entente sur le format et le contenu de la révision constitutionnelle. « Nous sommes en train de mobiliser toutes les forces sociales pour faire en sorte que nous puissions avoir une contribution à la hauteur des attentes des Maliens », a assuré le ministre Thiam.
Les ambassadeurs et les partenaires financiers et techniques ont largement apprécié cette rencontre d’information.
La représentante spéciale adjointe du secrétaire général des Nations unies, Mbaranga Gasarabwe, a soutenu que son organisation a entamé des efforts d’accompagnement du processus du dialogue inclusif à travers les soutiens logistiques de la Minusma. L’ambassadeur du Burkina Faso, Kodio Lougué a, de son côté, apprécié le fait qu’aucun sujet ne sera tabou au cours du Dialogue politique inclusif.

Mohamed D.
DIAWARA

Source: L’ Essor-Mali