DISSOLUTION DE LA COUR CONSTITUTIONNELLE : IBK tue la lionne

Dans sa dernière sortie après la mobilisation du 10 juillet 2020, le président de la République a annoncé la dissolution de la Cour constitutionnelle de l’institution en charge du jugement des élections. Du coup, son « président », qui se croyait invulnérable, est renvoyée à ses chères études. Fin de clap.

Le président est apparu à la télévision ce samedi pour annoncer que « les décrets de nomination des juges de la Cour encore en poste sont abrogés ». Autrement dit, l’institution en charge des élections est dissoute.

La Cour constitutionnelle est l’élément déclencheur de la contestation actuelle de la population.

La montée en puissance de la contestation le vendredi et le samedi explique cette sortie et cette prise de décision tardive du président de la République. La Cour a invalidé des résultats de façon anarchique dans six circonscriptions électorales sans sourciller.

Cette dissolution de la Cour constitutionnelle va-t-elle résoudre la crise ? Pas très sûr car la désignation des 3 juges par le président de l’Assemblée nationale très contesté en raison de sa mauvaise élection sera très contestée. Dans un délai très bref, la Cour devrait être reconstituée a laissé entendre le président de la République. Un gouvernement d’union national sera formé.

S’agissant de la reprise des élections dans les circonscriptions où les élections sont fortement contestées, le président de la République ne s’est pas ouvertement prononcé. Toutefois il a annoncé l’arrivée très prochaine d’une délégation de la Cédéao qui avait recommandé pour l’apaisement la reprise des élections législations dans les circonscriptions où elles sont contestées.

Tous les Maliens demeurent convaincus que Moussa Timbiné et les autres candidats nommés par Manassa n’accepteront jamais de se représenter devant les élections de leurs circonscriptions respectives. Quand bien même ils savent avec la protestation il sera difficile pour eux de revenir à l’hémicycle dans ces conditions.
Selon le président de la République c’est la nouvelle Cour qui va décider de l’avenir de l’Assemblée nationale. La mise en place de cette nouvelle Cour apaisera-t-elle la crise actuelle ? Pour la paix sociale Moussa Timbiné devrait renoncer et aller aux partielles.
Le fin mot de la fin s’adresse à Manassa Danioko : qui tue par l’épée périra par l’épée. Vérité d’hier, d’aujourd’hui et de demain.z

Source : Notre Printemps

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