Lettre ouverte en ligne adressée à son Excellence Monsieur le Président du conseil de sécurité de l’ONU,  au Secrétaire Général de l’ONU et son Représentant au Mali,  au Président du Mali, au Premier Ministre, au Président de l’assemblée nationale du Mali, au Haut Représentant du Président de la République pour la mise en œuvre de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, au CSA, au Ministre de la réconciliation nationale, de la paix et de la cohésion sociale, au Ministre des affaires étrangères, au Ministre de l’administration territoriale et décentralisation, au Ministre de la défense, au Ministre de la sécurité et de la protection civile, au CNCA, aux partis politiques, aux groupes armés et d’autodéfense, aux régions incluant le district de Bamako et aux communes du Mali, aux notabilités de Bamako, du Mali et aux religieux du Mali, à tous les Maliens, à tous les Partenaires (ONU/MINUSMA, BARKHANE, OIF, …), au G5 Sahel et aux médias.

 

Je suis patriote Malien de la société civile et Président de l’ONG TILWAT International.

Je suis Expert TIC, Gouvernance, Sécurité et Développement Durable.

Actuellement, l’ONU se pose la question du renouvellement avec changement ou pas du mandat de la Minusma au Mali. La question idoine est plutôt quel mandat doit avoir la Minusma pour être plus utile au Mali et pour assurer efficacement ses fonctions ?

Pour répondre à cette question, l’apport, la contribution et l’implication de TOUS, en particulier des Maliens, sont nécessaires.

Pour une paix durable au Mali et pour l’efficacité de la sécurisation, de la stabilisation et de la protection des populations et de leurs biens au Mali, la Minusma doit être refondée, adaptée et avoir un mandat plus robuste lui permettant d’être plus utile au Mali et d’assurer efficacement ses fonctions :

(1)  en agissant activement à travers des patrouilles mixtes intégrant des éléments d’autres forces, principalement ceux des forces de défense et sécurité du Mali,

(2)  en prenant des initiatives offensives contre les terroristes,

(3)  en participant à la sécurisation des personnes et des biens comme le stipule la résolution 2423 de l’ONU,

(4)  mais aussi en aidant pour la mise en œuvre diligente de l’accord de paix en favorisant l’inclusivité, par exemples, des mouvements non signataires de l’accord et de la société civile (TOUS les acteurs de la société civile en particulier les jeunes et les femmes).

Cette lettre ouverte traite des points ci-dessous :

. Pour une paix durable au Mali, il faut refonder et réorganiser la Minusma et ses synergies avec les autres forces en présence

. Les engagements des parties prenantes et de TOUS les acteurs, incluant les partenaires du Mali et les forces en présence, pour la paix, la sécurité et la stabilité du Mali, sont-ils ou seront-ils tenus ?  Comment en faire le suivi-évaluation ?

. Rôles, Communications et synchronisations entre les différents acteurs

. Intégrité et Sécurité du fichier électoral : garantie des élections apaisées, transparentes et crédibles

. Refonder et adapter la Minusma et ses synergies avec les autres forces au contexte Malien

. Conclusion

Pour une paix durable au Mali, il faut refonder et réorganiser la Minusma et ses synergies avec les autres forces en présence

Ce n’est que maintenant que certains responsables politiques et militaires reconnaissent l’intérêt d’une stratégie proactive (basée sur l’anticipation) ET d’un FRONT UNI dans la lutte contre le terrorisme, contre la guerre asymétrique et même contre les conflits intercommunautaires.

J’avais proposé d’utiliser une telle stratégie depuis 2017 pour organiser et mettre en place un FRONT sécuritaire UNI PROACTIF et INCLUSIF (intégrant les forces en présence ainsi que les populations et tous les acteurs agissant pour la paix MEME les acteurs politiques) au Mali contre le terrorisme,  l’insécurité et même les conflits intercommunautaires.

Actuellement, la synergie entre les forces en présence au Mali fait apparaître un front sécuritaire désuni (non synchronisation des actions et des ripostes dans un environnement multi-acteurs) qui a du mal à être réactif à plus forte raison être proactif.

N’ACCEPTONS PLUS L’HECATOMBE INDUITE PAR CETTE DESUNION ET LE MANQUE OU L’INSUFFISANCE DE SYNERGIE ENTRE LES FORCES EN PRESENCE SANS OUBLIER LES CITOYENS ET LES ACTEURS POLITIQUES.

Un cadre consensuel entre acteurs, dont les politiques, influera positivement sur le front sécuritaire uni à constituer contre le terrorisme,  l’insécurité et même les conflits intercommunautaires.

Devant la désunion et compte-tenu des crises qui secouent le Mali, un tel cadre et/ou un accord politique (comme celui signé pour la constitution du gouvernement de mission du Dr Boubou Cissé, Premier Ministre du Mali) et/ou un dialogue national inclusif pourront favoriser l’établissement de consensus entre acteurs pour dissiper les crises et la création d’un front sécuritaire uni proactif et inclusif.

Ne perdons plus de temps, mettons en place complètement ce FRONT Sécuritaire UNI PROACTIF et INCLUSIF, voir ci-après.

Nous remercions, les forces de défense et sécurité du Mali et toutes les forces en présence au Mali, pour le travail accompli pour la sécurisation et la stabilisation du Mali en particulier lors des deux tours de l’élection présidentielle 2018.

C’est dommage que malgré leurs actions et leurs engagements au Mali, subsistent une hécatombe croissante (massacre de nombreuses personnes en nombre croissant) au centre et au nord du Mali et la généralisation de l’insécurité n’épargnant aucune région du Mali.

Pour éviter cette hécatombe croissante et garantir l’efficacité de la parade contre le terrorisme et l’insécurité généralisée au Mali, il convient de  résoudre les problèmes (a) de communication, de synchronisation,  de coopération entre ces forces et (b) de leurs organisations (responsabilisations, …) en REFONDANT la Minusma :

(1) en la mettant au centre d’un dispositif sécuritaire proactif responsabilisant les forces qui le composent et  épaulant les forces de défense et sécurité du Mali,

(2) en la responsabilisant afin d’assurer le leadership de ce dispositif,

(3) en étant solidaires tout le temps : les éléments des forces en présence pour la sécurisation et la stabilisation du Mali doivent rester unis et solidaires dans des moments heureux ainsi que dans des moments difficiles,

(4) en intégrant certains de ses éléments aux patrouilles mixtes (agissant en cas de danger et prenant des INITIATIVES d’attaquer des zones suspectées) constituées des éléments de la Minusma et d’éléments des forces de défense et sécurité reconstituées (intégrant des éléments des mouvements armés et d’auto-défense Maliens) du Mali.

C’est ainsi que la Minusma assurera efficacement les fonctions de SECURISATION, de PROTECTION, de STABILISATION au Mali, agira proactivement et aura un mandat plus robuste au Mali.

Plusieurs incidents liés à l’insécurité généralisée au Mali et au terrorisme se produisent, de façon récurrente, dans certaines zones, cas des tueries et des dégâts, dans les cercles de Bandiagara (Village Dogon de  Sobame Da, Commune de Sangha, Région de Mopti), de Bankass (Village Peulh d’Ogossagou et Village Peulh de Koulogon, dans la région de Mopti) et suite à l’attaque du camp militaire de Dioura (cercle de Tenenkou, région de Mopti).

Il est difficile de croire que tous ces incidents et attaques n’aient faits l’objet d’aucune alerte par aucune des forces en présence au Mali.

Par exemples, incroyable que malgré l’engagement renouvelé de la Minusma pour la protection de la population au centre du mali, en particulier dans la région de Mopti, et le nouveau déploiement de la Minusma dans la région de Mopti qu’aucune alerte n’ait été générée avant l’attaque, le 10 juin 2019, de Sobame Da(cercle de Bandiagara, commune de Bankhas, région de Mopti) ET que la colonne de voitures qui a agi à travers une attaque terroriste, le 20 janvier 2019, sur le camp d’Aguelhoc (région de Kidal), n’ait été vue par aucune force en présence jusqu’à ce que les affrontements entre les terroristes et les soldats Tchadiens de la Minusma se soient produits entrainant des dégâts et la mort de onze Tchadiens participant à la force Minusma.

C’est aussi le cas des dégâts occasionnés par l’attaque terroriste sur le camp du G5 Sahel, à Sévaré, le 29 juin 2018.

Souvent, c’est après un incident ou une attaque qu’on recherche les failles sécuritaires et les responsables : le médecin après la mort.

Les forces de défense et sécurité du Mali sont souvent pointées du doigt en oubliant que la sécurisation d’un pays en crise, comme le Mali, épaulé par plusieurs forces qui y sont présentes, est une responsabilité partagée même si les niveaux de responsabilité ne sont pas les mêmes: en effet, le travail de sécurisation devrait ou doit être accompli par l’ensemble des forces en présence en répartissant les tâches proactivement (en anticipant) et en organisant les ripostes idoines.

Compte-tenu des incidents récurrents, il semble que ce n’est pas ce qui est fait ou c’est fait  de façon partielle, c’est dommage. Au lieu de réagir après des incidents, agissons proactivement après avoir organisé et synchronisé les éventuelles ripostes en face de tel ou tel incident potentiel.

Sachant que les zones affectées par ces incidents sont plus vulnérables, comment les sécuriser efficacement et comment assurer une sécurité inclusive, optimale et sans faille de tout le territoire, en particulier pour y effectuer les élections futures (référendum, régionales, locales, municipales) ?

Pour ce faire, une collaboration, une coopération et une synchronisation étroites, basée sur une communication efficace, est nécessaire avec les citoyens et entre les forces de défense et sécurité du Mali, Barkhane, la Minusma et la force conjointe du G5 Sahel.

L’apport des citoyens, des politiques et des communautés pour une sécurisation inclusive et efficace est souvent minimisé voire oublié. Ce qui est dommage.

Les engagements des parties prenantes et de TOUS les acteurs, incluant les partenaires du Mali et les forces en présence, pour la paix, la sécurité et la stabilité du Mali, sont-ils ou seront-ils tenus ? Comment en faire le suivi-évaluation ?

Pour l’efficacité de la nouvelle dynamique collective impulsée depuis la signature, le 15 octobre 2018, du pacte pour la paix, il est indispensable que les engagements des parties prenantes et des acteurs soient tenus, donc, que le pacte pour la paix soit respecté par toutes les parties prenantes ET TOUS  (il faut un suivi et une vérification de la réalisation des engagements des acteurs et des forces en présence) les acteurs nationaux et internationaux qui s’engagent pour la paix, la sécurité et la stabilité du Mali.

Les inquiétudes et désolations devant les carnages induits par les attaques terroristes  et  l’exigence que TOUS les acteurs assument leurs engagements et les responsabilités requises

Au Mali, c’est l’inquiétude et la désolation devant le carnage induit par les attaques terroristes, en particulier celle au village de Sobame Da (cercle de Bandiagara, Commune de Sangha, Région de Mopti)avec une centaine de morts, celle de Ogossagou (cercle de Bankass, Région de Mopti) avec plus de cent soixante (160) morts civils et  celle de Dioura (cercle de Tenenkou, Région de Mopti) avec vingt-sept (27) militaires Maliens morts.

Ces carnages font partie d’une hécatombe nationale symbolisée par un nombre impressionnant de morts (civils et militaires), induisant un lourd tribut  aux citoyens, aux forces de défense et sécurité du Mali et aux forces partenaires (Minusma, Barkhane, G5 Sahel, EUTM).

Comment expliquer cette hécatombe croissante malgré la présence des forces partenaires et comment la faire disparaitre ?

Plusieurs questions se posent et s’imposent :

Où est passé le front sécuritaire uni proactif et inclusif devant être né de la synergie entre les forces en présence (Forces de défense et sécurité du Mali, Minusma, Barkhane, G5 Sahel, EUTM) au Mali ?

Où est passée ma proposition, faite à plusieurs reprises, d’un front sécuritaire uni proactif et inclusif ?

Où sont passés les services de renseignements de ces forces en présence au Mali ?

N’y a-t-il pas un service des renseignements commun à certaines de ces forces à travers un système d’intelligence collective (voir le détail dans ma proposition de ce front sécuritaire uni proactif et inclusif) ?

Le Président Malien IBK tout comme le Chef de la Minusma, Mahamat Saleh Annadif, pointent du doigt, entre autres, le manque de vigilance des FAMAs comme pouvant expliquer le fait que les terroristes les aient surpris et aient pu entrer dans le camp de Dioura.

C’est probable mais il est important de ne pas occulter les autres forces en présence au Mali car la responsabilité, de la SECURISATION ET DE la STABILISATION DU MALI, est partagée ou doit l’être même s’il y a ou doit y avoir des niveaux différents de responsabilité de ces forces.

Les terroristes sont venus d’ailleurs, pourquoi aucune de ces forces en présence ne les a vus ?

La communication, la coopération et la synergie entre ces forces existent-elles vraiment ?

Compte-tenu de cette hécatombe, nos yeux sont tournés vers :

(1) le Ministre de la défense (malgré les nouvelles initiatives qu’il a impulsées) et surtout le Ministre de la sécurité du Mali ET la hiérarchie des forces de défense et sécurité du Mali pour n’avoir pas fait ce qu’il faut en cherchant à répondre aux questions précédentes pour influer sur la sécurisation et la protection des troupes ainsi que des personnes et de leurs biens ET

(2) les autres forces (Minusma, Barkhane, G5 Sahel, EUTM) et les forces de défense et sécurité du Mali pour n’avoir pas constitué complètement ce front sécuritaire uni proactif et inclusif ET/OU pour n’avoir rien vu venir malgré l’interconnexion et la synergie entre ces forces ET/OU pour n’avoir pas été vigilantes.

Nous leur demandons d’assumer leurs engagements et leurs responsabilités.

Du côté du Mali, le Président IBK doit prendre ses responsabilités après cette hécatombe croissante suite, entre autres, à la nouvelle attaque du village de Sobame Da (cercle de Bandiagara), et aux attaques terroristes de Dioura (cercle de Bankass, région de Mopti), de Koulogon (cercle de Bankass, région de Mopti) et de Ogossagou (cercle de Tenenkou, région de Mopti).

La lenteur des enquêtes après les attaques et incidents, le manque de sanctions et l’impunité favorisent  la récurrence de ce type d’attaques et incidents.

Agissons ensemble, tout en évitant les amalgames et ce cycle infernal de vengeance, pour arrêter ces attaques et incidents qui menacent  l’existence même du Mali, comme dit le Président Malien IBK lors de son intervention suite à l’attaque du village de Sobame Da (cercle de Bandiagara),

Arrêtons l’hécatombe induite par ces attaques et incidents.

La responsabilité de sécurisation et de stabilisation du Mali étant partagée, soyons vigilants au niveau de chaque composante (chaque force) du front sécuritaire uni  proactif et inclusif et agissons à travers une synergie et une synchronisation  intelligentes entre les forces en présence pour qu’il n’y ait plus de faille sécuritaire ou pour les minimiser afin de sécuriser et de stabiliser durablement le Mali.

Rôles, Communications et synchronisations entre les différents acteurs

Nous verrons dans la suite les rôles que devront assurer les différents acteurs et les synchronisations nécessaires pour une sécurisation, inclusive, optimale et sans faille de tout le territoire Malien, en particulier en période  électorale.

Les forces de défense et sécurité assureront la défense,  la sécurité et la protection des personnes et des biens à l’intérieur et aux frontières. Au niveau de ces dernières, elles seront aidées par le G5 Sahel et les partenaires.

Pour une paix durable au Mali et pour l’efficacité de la sécurisation, de la stabilisation et de la protection des populations et de leurs biens au Mali, la Minusma doit être refondée, adaptée et avoir un mandat plus robuste lui permettant d’être plus utile au Mali et d’assurer efficacement ses fonctions :

(5)en agissant activement à travers des patrouilles mixtes intégrant des éléments d’autres forces, principalement ceux des forces de défense et sécurité du Mali,

(6)en prenant des initiatives offensives contre les terroristes,

(7)en participant à la sécurisation des personnes et des biens comme le stipule la résolution 2423 de l’ONU,

(8)mais aussi en aidant pour la mise en œuvre diligente de l’accord de paix en favorisant l’inclusivité, par exemples, des mouvements non signataires de l’accord et de la société civile (TOUS les acteurs de la société civile en particulier les jeunes et les femmes).

Il est à noter que la société civile est plurielle. Elle n’est pas constituée que du conseil national de la société civile et de la coalition citoyenne de la société civile. D’autres organisations de la société civile existent comme des ONG, cas de l’ONG TILWAT International dont je suis le Président, des associations diverses (de religieux, de notabilités, …),  des citoyens et des communautés.

L’inclusivité de l’accord de paix doit tenir compte de cette diversité et de cet aspect pluriel. Cette inclusivité est primordiale, le succès de l’accord de paix et du pacte pour la paix en dépend.

Barkhane assure/assurera un ultime appui par le support aérien.

Nous sommes reconnaissants aux forces de la Minusma, de Barkhane et du G5 Sahel mais pour renforcer leur efficacité, il convient de résoudre les problèmes de communication, d’organisation, de synchronisation et de coopération entre elles.

Nous constatons la montée en puissance au Mali de Barkhane : dommage pour la nouvelle bavure de Barkhane sur trois civils au niveau du cercle de Goundam, autrement, sur le terrain, les résultats sont probants ces derniers moments, plusieurs chefs terroristes et des réseaux terroristes sont mis hors d’état de nuire.

Nous attendons plus de la Minusma et du G5 Sahel malgré les efforts consentis.

Pour ces forces, ainsi que pour les forces de défense et sécurité du Mali, les relations civilo-militaires doivent être renforcées pour que les citoyens aient plus confiance en elles et puissent collaborer avec elles.

L’armée et les forces de défense et de sécurité reconstituées à travers le DDR (Démobilisation, Désarmement et Réinsertion) assureront leurs rôles comme vus précédemment.

Après l’enregistrement des membres des mouvements armés et d’auto-défense Maliens, le processus DDR accéléré les désarmera et les réinsérera par leurs intégrations/réintégrations dans les forces de défense et sécurité suivant des critères (arrêtés consensuellement) OU bien leur réinsertion dans la société civile (intégration dans des projets).

Déjà plus de mille cinq cent (1500) éléments de ces mouvements armés et d’autodéfense issus des MOC (Mécanisme Opérationnel de Coordination) de Gao, Tombouctou et Kidal sont désarmés, ont fini le processus DDR accéléré et plus de mille quatre cent (1400) seront intégrés dans les forces de défense et sécurité reconstituées du Mali en fin juin 2019.

Un total de soixante-deux mille (62 000) éléments des mouvements armés et d’autodéfense a été enregistré jusqu’en juin 2019 dans le DDR (étape enregistrement) au nord du Mali.

Et Au centre, plus de cinq mille (5 000) éléments ont été enregistrés.

Les membres des mouvements armés et d’auto-défense qui ne sont pas encore pris en compte dans les MOC MAIS qui ont été enregistrés dans le DDR pourront être sollicités pour épauler pour la sécurisation des régions au nord du pays.

Compte-tenu des problèmes rencontrés (sur les critères, les grades, sur l’accès des éléments de la Coordination des Mouvement de l’Entente à Kidal, …) au démarrage du DDR, Il faut noter qu’un effort considérable a été fait par le Président de la commission nationale DDR, Zahabi Ould Sidi Mohamed, et par le Ministre de la réconciliation nationale, de la paix et de la cohésion sociale, Lassine Bouaré. Qu’ils en soient remerciés.

Ce n’est pas normal que la CMA ait refusé l’accès à Kidal des éléments de la Coordination des Mouvement de l’Entente afin qu’ils participent au DDR. Ce qui a contribué à ralentir la mise en œuvre de l’accord de paix, en particulier du DDR.

Les unités  régionales dédiées à la réconciliation aideront à la sensibilisation des citoyens pour une élection de paix, sécurisée, transparente, crédible et inclusive.
Travaillons tous pour que la sécurité soit optimale c’est-à-dire qu’elle atteigne le meilleur niveau possible compte-tenu de la conjoncture. C’est possible avec l’engagement et l’implication de TOUS les acteurs incluant les citoyens et la société civile souvent oubliés.

J’ai détaillé l’organisation d’unfront sécuritaire uni proactif et inclusifen novembre 2017 et le 21 mai 2018 dans la lettre ouverte intitulée : « Au Mali, pour organiser et réussir les élections 2018 (Présidentielle, …), il faut sécuriser, le nord, le centre et tout le pays, intégrer ET placer les citoyens au cœur d’un Front sécuritaire uni proactif contre l’Insécurité et le Terrorisme ». Mais aussi en juillet et août 2018.

Le FRONT sécuritaire uni PROACTIF et INCLUSIF, que j’ai proposé ET que je ré-propose car n’ayant été mis en œuvre que partiellement (lors des deux tours de l’élection présidentielle 2018), est formé par les défenseurs de la paix, les parties prenantes Maliennes, les mouvements Maliens signataires et non signataires (appartenant à la CME, Coordination des Mouvements de l’Entente) de l’accord de paix, les partenaires de la médiation internationale et d’autres partenaires œuvrant pour la paix dont ceux participant aux forces conjointes, aidé par les populations, luttera efficacement et proactivement,  entre autres, contre le terrorisme, le trafic de drogue, la criminalité transfrontalière et l’insécurité, en s’aidant d’un système d’intelligence stratégique de renseignement national interconnecté avec les niveaux sous régional, régional et international.

Ce système d’intelligence stratégique de renseignement (intelligence collective) doit être utilisé par ce front uni proactif, ce qui l’aidera pour plus d’efficacité et de proactivité.

Nos partenaires en possèdent des éléments, il faut juste (1) une communication et synchronisations efficaces avec eux pour utiliser ces éléments et (2) intégrer l’apport (c’est capital) des citoyens, ce qui n’est pas facile mais qui est indispensable.

Cet apport se fera, entre autres, à travers la contribution,  des unités régionales dédiées à la réconciliation et de la société civile, pour la sensibilisation des citoyens.

Des membres des mouvements armés Maliens incluant les groupes d’auto-défense et des membres de la société civile doivent prendre part à la sécurisation des régions.

Responsables et Participants à une sécurité inclusive

Dans chaque zone à sécuriser, trois coresponsables de la sécuritéde cette zone seront choisis : un du côté des forces de défense et sécurité du Mali, un du côté de la MINUSMA et un du côté de BARKHANE.

Ces responsables auront des adjoints issus de quatre groupements, qui sont : un du côté de la coordination des mouvements de l’azawad formé du MNLA, HCUA et MAA-dissident, un du côté du côté de la plateforme regroupant le CM-FPR, CPA, MAA-loyaliste et GATIA, un issu de la CME (Coordination des mouvements de l’entente) et un du côté de la société civile.

Du côté de la société civile, un responsable sera choisi avec des délégués des quartiers (un délégué par quartier) de la localité ou de la ville à sécuriser.

Pour les petites localités, un délégué (ou deux) suffira (suffiront) pour cette tâche de sécurisation.

La participation des forces vives et de la population, à travers la société civile et les représentants des communautés et des partis politiques, est indispensable.

Il est important de rappeler que la paix est une affaire de TOUS  les acteurs y compris ceux de la société civile, les politiques, les mouvements armés, les groupes d’auto-défense et le gouvernement (ou partie Malienne aux pourparlers d’Alger).

La confiance entre les acteurs et l’acceptation des uns et  des autres sont indispensables  pour dissiper les malentendus et les crises au Mali et pour une sécurité EFFICACE et durable dans un Mali Un et Indivisible.

Au Mali, sous la conduite du Premier Ministre, Dr Boubou Cissé, l’accord politique de Gouvernance et le dialogue national inclusif constituent d’excellentes initiatives favorisant ces aspects.

Engageons-nous et impliquons-nous pour le plein succès de ces initiatives.

NE METTONS AUCUN ACTEUR MALIEN DE COTE.

Renseignement et la coopération étroite et solidaire entre toutes les forces

Le front sécuritaire uni proactif et inclusif apportera de l’efficacité, à travers le renseignement vérifié et sécurisé, à cette réplique (ce front sécuritaire uni proactif) à la guerre asymétrique que mènent les terroristes et les djihadistes.

Ainsi, la sécurité sera renforcée partout au Mali avec une collaboration étroite avec les citoyens et entre les forces de défense et sécurité du Mali, Barkhane, la Minusma et la force conjointe du G5 Sahel.

Pour minimiser, voire éradiquer, cette insécurité et ce terrorisme, nous devons nous appuyer sur le renseignement et la coopération étroite entre toutes ces forces en n’oubliant pas les citoyens et les communautés.

Intégrité et Sécurité du fichier électoral : garantie des élections apaisées, transparentes et crédibles

L’audit technique et le contrôle(1) de la plateforme informatique/TICde sécurisation et d’hébergement du fichier électoral du Mali et (2) de l’intégrité du fichier électoral hébergéque j’avais réalisés, gratuitement, en 2018, avec le support d’AGETIC et du chef informatique de la DGE,  ont montré :

qu’il n’y a pas eu d’intrusion, du 04 (début de l’hébergement par AGETIC du fichier électoral) au 22 juillet 2018 (date de fin de mon audit/contrôle qui a duré un jour et demi), dans la plateforme de sécurisation et d’hébergement d’AGETIC et

qu’il n’existe pas de fichier électoral parallèle dans cette plateforme.

Pour éviter de nouveaux mécontentements et polémiques liés à une éventuelle suspicion de modification du fichier électoral, pour les élections futures, est indispensable de mettre à jour, de façon consensuelle, le fichier électoral (prendre en compte les nouveaux inscrits, éliminer ceux qui sont morts, …) qui avait été audité par l’OIF et que j’avais ré-audité avant de refaire un autre audit consensuelpar une autre entité. Ce fichier mis à jour et re-audité sera hébergé à l’AGETIC pour l’accès internet des citoyens.

Le fichier électoral mis à jour et ré-audité doit aussi servir pour les listes électorales et la compilation des résultats. Il servira à l’impression des cartes biométriques pour ceux qui n’ont en pas.

Refonder et adapter la Minusma et ses synergies avec les autres forces au contexte Malien

Suite à l’assemblée générale du conseil de sécurité de l’ONU qui s’est terminée le 29 mars 2019 à New York, les demandes de l’Ambassadeur de Chine au conseil de sécurité (pour lequel les partenaires et la Minusma doivent aider le Mali pour impulser sa sécurité) et de l’Ambassadeur des États Unies au conseil de sécurité (pour lequel la Minusma devrait assurer la protection des civils au niveau national pas seulement au nord du Mali) pointent du doigt, comme je le fais dans cette lettre ouverte, la notion de responsabilité partagée sur la protection des civils, la sécurisation et la stabilisation du Mali.

Comme je le propose dans cette lettre ouverte et comme le proposent les États Unies et la Chine, il convient de reconfigurer la Minusma en tenant compte du contexte (mêlant terrorisme, insécurité, conflits intercommunautaires, …) et de tous ces éléments liés aux contraintes de sécurisation et de stabilisation du Mali indispensables pour la mise en œuvre diligente, intégrale et inclusive de l’accord de paix.

Comme le propose l’ambassadeur Français au conseil de sécurité, suite à la nouvelle dynamique impulsée comme je le stipule, un nouvel élan est indispensable à travers le pacte pour la paix qui doit accélérer la mise en œuvre intégrale et inclusive de l’accord de paix à travers une feuille de route contraignante prenant en compte les dispositions de l’accord de paix qui restent à couvrir.

Conclusion

Actuellement, l’ONU se pose la question du renouvellement avec changement ou pas du mandat de la Minusma au Mali. La question idoine est plutôt quel mandat doit avoir la Minusma pour être plus utile au Mali et pour assurer efficacement ses fonctions ?

Pour une paix durable au Mali et pour l’efficacité de la sécurisation, de la stabilisation et de la protection des populations et de leurs biens au Mali, la Minusma doit être refondée, adaptée et avoir un mandat plus robuste lui permettant d’être plus utile au Mali et d’assurer efficacement ses fonctions :

(1)en agissant activement à travers des patrouilles mixtes intégrant des éléments d’autres forces, principalement ceux des forces de défense et sécurité du Mali,

(2)en prenant des initiatives offensives contre les terroristes,

(3)en participant à la sécurisation des personnes et des biens comme le stipule la résolution 2423 de l’ONU,

(4)mais aussi en aidant pour la mise en œuvre diligente de l’accord de paix en favorisant l’inclusivité, par exemples, des mouvements non signataires de l’accord et de la société civile (TOUS les acteurs de la société civile en particulier les jeunes et les femmes).

 

De nos jours, la synergie entre les forces en présence au Mali fait apparaître un front sécuritaire désuni (non synchronisation des actions et des ripostes dans un environnement multi-acteurs qui a du mal à être réactif à plus forte raison être proactif.

 

A travers un front sécuritaire uni proactif et inclusif, Engageons-nous et Impliquons-nous TOUS (TOUS LES ACTEURS INCLUANT TOUTES LES FORCES EN PRÉSENCE, LES CITOYENS ET LES POLITIQUES) pour garantir une sécurité inclusive, optimale et efficaceà notre pays AFIN d’arrêter l’hécatombe et de le sauver à travers l’organisation des élections futures (référendum, locales, régionales et municipales) et l’éradication des crises auxquelles il fait face.

Tous les acteurs, pas seulement les parties prenantes à l’accord de paix, y compris ceux des forces en présence au Mali et les politiques, doivent assumer leurs engagements (il faut un suivi et une vérification de la réalisation de ces engagements) pour la stabilisation et la sécurisation du Mali et leurs responsabilités car elles impactent à travers, entre autres, les aspects sécuritaire, stabilisation, institutionnels, paix, développement et réconciliation, sur le pacte pour la paix au Mali pour une  mise en œuvre diligente, intégrale et inclusive de l’accord de paix.

Sans sécurité, il ne peut pas y avoir de paix ni de développement ni quoi que ce soit.

Pour le Mali et le bien-être des Maliens, respectons TOUS, les parties prenantes et tous les acteurs y compris les forces partenaires, nos engagements (de sécurisation, de stabilisation, …, dont les engagements financiers pour les partenaires) et nos responsabilités en conformité avec le pacte pour la paix et l’accord de paix.

Mon contact

Dr Anasser Ag Rhissa

Expert TIC, Gouvernance, sécurité et Développement Durable

E-mail : [email protected]

TEL au Mali : 00223 78 73 14 61

 

Références

(A)Dr Anasser AG RHISSA, Au Mali, Vigilance, Proactivité et Synergie doivent être exigées pour les citoyens et pour toutes les FORCES, comme les FAMAs, la MINUSMA, BARKHANE, le G5 SAHEL et EUTM, contribuant à la lutte contre le terrorisme, la guerre asymétrique et l’insécurité, Publiée le 23 mars 2019 sur facebook à l’adresse :

https://www.facebook.com/search/str/malijet+Au+Mali%2C+Vigilance%2C+Proactivit%C3%A9+et+Synergie+doivent+%C3%AAtre+exig%C3%A9es+pour+les+citoyens+et+pour+toutes+les+FORCES%2C+comme+les+FAMAs%2C+la+MINUSMA%2C+BARKHANE%2C+le+G5+SAHEL+et+EUTM%2C+contribuant+%C3%A0+la+lutte+contre+le+terrorisme%2C+la+guerre+asym%C3%A9trique+et+l%E2%80%99ins%C3%A9curit%C3%A9/keywords_search

(B)Dr Anasser Ag Rhissa, Gouvernement de mission, de large ouverture, au Mali, Indispensable Inclusivité de la société civile ET Prise en compte de la Régionalisation, Publiée le 02 mai 2019 sur plusieurs médias dont :

http://news.abamako.com/h/212168.html

(C)Dr Anasser AG RHISSA, Pacte pour la paix au Mali : Dr Anasser Ag Rhissa en réclame la paternité et la reconnaissance associée, Lettre ouverte Publiée le 05 mars 2019, sur plusieurs médias et sur le site WEB de Lecombat, Voir à l’adresse :

Pacte pour la Paix au Mali : Dr Anasser Ag Rhissa en réclame la Paternité et la Reconnaissance associée

Le Combat