Si le Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) réaffirme sa volonté de prendre part aux élections législatives et tient le gouvernement pour responsable de toute crise pré ou post-électorale pouvant survenir en raison de la persistance des déficiences à l’origine des précédents, la CMA annonce qu’elle ne peut participer dans les conditions du calendrier actuel à des élections dont le collège est déjà convoqué pour un premier tour du scrutin fixé au 29 mars 2020.

Suite à la convocation du collège électoral sur toute l’étendue du territoire national à l’occasion des élections législatives, la réaction des forces politiques, sociales et les groupes armés était attendue.

Dans un communiqué, le FSD déplore la convocation du collège électoral  alors qu’aucun débat n’a encore été instauré à cet effet avec les acteurs concernés pour s’assurer que les déficiences à l’origine des précédents reports aient été corrigées (insécurité grandissante, opérationnalisation des nouvelles régions et réformes électorales pertinentes dont la nécessité a été unanimement reconnue).

Malgré ces griefs, le Front, présidé par Soumaïla Cissé, réaffirme sa volonté de prendre part aux élections législatives et tient le gouvernement pour responsable de toute crise pré ou post-électorale pouvant survenir en raison de la persistance des déficiences à l’origine des précédents reports.

“Le FSD estime que notre pays a besoin d’un scrutin crédible, transparent, intègre et fondamentalement démocratique, pour ainsi amorcer la renaissance de notre démocratie, aujourd’hui sérieusement mise à mal par les soubresauts de la crise sécuritaire et post-électorale, et par la mal-gouvernance ambiante”, précise le communiqué.

Par contre, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) annonce que conformément  à toutes les positions observées depuis 2017 qu’elle ne peut participer dans les conditions du calendrier actuel à des élections dont le collège est déjà convoqué.

A cet effet, la CMA conditionne sa participation aux législatives sous réserves de : la diligence d’engager le processus de réorganisation territoriale et du nouveau découpage administratif, la prise en compte et en charge dans le prochain processus électoral des régions de Taoudéni et de Ménaka en plus des cercles d’El-Moustarat et d’Achibogho dont l’organisation  territoriale a été adoptée par le gouvernement en conseil de ministres depuis le 28 février 2018, la possibilité de faire participer les centaines des milliers des réfugiés et déplacés internes.

A en croire la déclaration, la CMA ne peut indéfiniment cautionner qu’une importante  frange de la population puisse encore être privée pendant un autre quinquennat de ses droits civiques et de ses chances à participer à la construction législative de la nation : “Elle ne peut outre mesure ignorer les dispositions de l’accord qui stipule en son titre I dans le cadre des  mesures destinées à assurer une meilleure gouvernance chapitre 2 – article 5 – paragraphe 3 – alinéa 3 “une plus grande représentation des populations du Nord au sein des institutions nationales”….Lire la suite sur Aumali

 

  1. Y.Doumbia 

Source: L’Indicateur du Renouveau