Que se passe-t-il entre le président de la République Ibrahim
Boubacar Kéïta et son aîné de «grand Républicain» ?
Apparemment, ce n’est pas la grande chaleur entre les deux
hommes, disent leurs proches.

Notre Rédaction a pu échanger avec certains d’entre eux qui nous ont
révélé que les relations ont commencé à se détériorer entre l’ancien et le
nouveau président de la République depuis que le premier a commencé
«à donner son avis» sur l’état de l’armée et la présence des troupes
étrangères (spécialement françaises) dans notre pays.
En effet, dans une interview qu’on peut visionner sur les réseaux sociaux,
l’ancien président de la République s’exprime sur le délabrement de
l’armée malienne et sa gestion. Il parle d’équipements détournés, vendus,
etc.
Des propos qui, a-t-on appris de proches d’IBK, ont mis l’actuel locataire
de Koulouba dans tous ses états. Lui qui ne supporte pas qu’on touche à
la France ou que l’on évoque la gestion calamiteuse de notre armée dont
son fils serait, en partie, responsable.

Les mêmes sources avancent également que l’absence de GMT au
Dialogue national inclusif aurait aussi fortement refroidi les relations
déjà exécrables entre lui et son cadet qui l’avait pourtant ramené au
devant de la scène et, en grande pompe, comme il sait le faire si bien, au
grand dam de l’un de ses prédécesseurs, Alpha Oumar Konaré.
Ce dernier, de même que GMT, contrairement à ce qui se dit, n’a pas les
meilleures relations avec son ancien Premier ministre. Entre eux, la
confiance n’y est plus. Pour qu’il accepte de le voir et de parler avec lui au
sujet du mort-né Dialogue national inclusif, Alpha a, d’ailleurs, exigé à ce
qu’IBK le saisisse officiellement à travers une lettre, des termes de
référence assortis d’autres conditions. Des conditions que celui que l’on
surnomme aussi «le Prince de Koulouba» s’est empressé d’accepter.
Malheureusement, ces échanges n’ont pas donné grand chose. Alpha
Oumar Konaré, qui évitait de juger la gestion, le comportement, et
certaines attitudes de son ancien collaborateur, n’hésite d’ailleurs plus à
dire à ses visiteurs du soir sa grande inquiétude quant à la manière dont
le pays est gouverné.

MT

Source : Nouvelle Libération