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Faire l’union sacrée autour d’IBK

Dans un contexte sociopolitique aussi tendu qu’incertain, comme le nôtre, une seule solution pour sauver notre pays du naufrage, qui le menace : l’union sacrée autour de nos institutions, y compris IBK que certains considèrent, à tort ou à raison, comme le « problème » et non la solution.

 

On dit de lui, qu’il n’écoute personne en dehors des membres de sa famille ; on dit, aussi, de lui qu’il est inaccessible, y compris pour ses conseillers ; qu’il n’a accepté d’organiser le « Dialogue politique inclusif » que dans le seul but de modifier la constitution pour faire appliquer l’Accord d’Alger. Et, du coup, faire plaisir à la France…

L’opposition divisée et affaiblie

Pour l’opposition, qui prêche pour une nouvelle transition après celle de 2012, IBK n’est plus la solution. Mais, le « problème ».
Dans le contexte actuel, les leaders de l’opposition seraient-ils capables de faire mieux qu’IBK ? Membres des différents gouvernements, qui se sont succédé à la tête de notre pays depuis 1992, qu’ont-ils fait – individuellement et collectivement, durant ces 27 dernières années – pour éviter à notre pays de se retrouver dans la situation actuelle ?
Divisée et affaiblie par l’entrée au gouvernement de plusieurs de ses leaders, l’opposition ne mobilise plus grand monde. Mieux, elle ne dispose d’aucun moyen pour imposer une transition à IBK. Lequel entend aller jusqu’au bout de son second mandat, qu’il vient, à peine, d’entamer. Une seule solution, donc, pour le pouvoir et l’opposition de redorer leur blason auprès des populations : s’unir, d’abord, pour sauver le Mali. Quitte à reprendre leur guéguerre, ensuite.
Dans ce contexte sociopolitique marqué, d’une part, par le spectre djihado – impérialiste, qui fait, chaque jour ou presque, des dizaines de morts – civils comme militaires – la classe politique doit faire bloc derrière IBK. Afin de sauver, d’abord, le Mali menacé, d’une part, de partition par les puissances occidentales prêtes à faire main basse sur les ressources naturelles, dont regorge notre septentrion. Et, d’autre part, par les Groupes terroristes, qui entendent hisser sur notre sol « L’Etat Islamique du Sahel ».

Ni coup d’Etat, ni transition

Face à ces deux menaces, ni un coup d’Etat militaire, ni une hypothétique transition – pilotée, ou non par l’opposition – ne peuvent être la solution miracle.
Le premier ramènera le Mali 30 ans en arrière, comme ce fût le cas du putsch du 22 mars 2012. Avec, à la clé, deux risques potentiels. Le premier, c’est de voir le Mali disparaître pour faire place à « L’Etat Islamique du Sahel » que certains appellent de tous leurs vœux ; tandis que le second ferait l’affaire des Occidentaux. Lesquels entendent faire de Kidal une « République », dans notre République.
Avec à sa tête l’obscure capitaine Amadou Aya Sanogo, le putsch du 22 mars 2012 a affaibli les Forces de défenses et de sécurité, en les opposant les unes aux autres, en pro et anti-CNRDE ; mais aussi, permis aux Groupes terroristes d’occuper le centre du pays.
Souhaitée par l’aile dure de l’opposition, une transition serait, encore, pire que le mal.
Qu’ils soient connus ou méconnus sur la scène internationale, ses acteurs seraient incapables d’équiper, dans les plus brefs délais, nos forces armées et de sécurité en matériels adéquats. Afin de leur permettre de renverser la tendance actuelle sur le terrain.
Une seule solution, désormais, pour le pouvoir et l’opposition : accorder leurs violons pour sortir le Mali de cette crise, qui n’a que trop duré.
Pour ce faire, IBK doit écouter l’opposition, intégrer leurs doléances dans les termes de référence du « Dialogue national inclusif ». Afin de conférer à cette rencontre inter-Maliens tout son caractère inclusif ; mais aussi, de trouver des solutions consensuelles à cette crise multiforme dans laquelle notre pays se débat depuis sept ans.
De son côté, l’opposition doit se convaincre que pour succéder à IBK, sur le trône de Koulouba, il faudrait, d’abord, qu’il y ait un pays.
Sans cette union sacrée, entre IBK et l’opposition, il n’y a ni moyen de sauver le Mali, ni moyen pour l’opposition d’être, un jour, au pouvoir de ce pays, menacé de disparition.

Oumar Babi 

Canard Déchaîne

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