Front social: YELEMA plaide pour un compromis social

Face à l’embrasement du front social, l’ancien Premier ministre Moussa Mara, Président du Parti Yéléma ne veut pas jouer aux Diogène de Sinope ou à celui qui retourne dans le désert. Fort de l’enseignement de Victor Hugo, qui voudrait que ‘’Malheur à qui prend ses sandales quand les haines et les scandales tourmentent le peuple agité ! Honte au penseur qui se mutile. Et s’en va, chanteur inutile, Par la porte de la cité’’, le président de Yéléma estime qu’il urge de mettre un frein significatif à ces divisions, au moins pendant cette période de fragilité extrême qu’est la transition politique. Moussa Mara appelle chacun d’entre nous à s’impliquer afin d’amener la sérénité dans l’environnement socio-politique du pays. Dans ce cadre, il demande au gouvernement d’être disponible et sincère avec les partenaires sociaux sur les possibilités réelles du pays et la quête de l’État à tenir une conférence d’entente sociale en vue de parvenir à un compromis social et à un moratoire au front social.

 

Voici le Communiqué de Yéléma en intégralité :
Le parti YELEMA, «le Changement» est très fortement inquiet par les tensions croissantes du climat social dans notre pays. La déclaration de grève illimitée de ce jour, à l’initiative du syndicat de l’enseignement supérieur et faisant suite à d’autres arrêts de travail plus ou moins longs, illustre cette ambiance globale de conflits et de divisions. La perspective du futur débrayage de la centrale syndicale UNTM participe des relations de défiance profondes entre les autorités et leurs partenaires sociaux.
Le Mali fait face à des défis sécuritaires, sanitaires et économiques qui paraissent au-dessus de ses forces. Il vit une période de transition institutionnelle et politique qui présente de nombreux risques de déstabilisation. Les troubles sociaux pouvant résulter des nombreux conflits sociaux sont susceptibles de l’éloigner durablement de la sortie de ces différentes crises. Au dépend de nous tous, autorités, secteurs économiques, acteurs sociaux, société civile et simples citoyens !
Il est urgent que nous mettions un frein significatif à ces divisions, au moins pendant cette période de fragilité extrême qu’est la transition politique. Chacun d’entre nous est interpellé et doit s’impliquer afin d’amener la sérénité dans l’environnement socio politique du pays. Les autorités et leurs partenaires sociaux en premier lieu !
Le parti YELEMA, «le Changement» demande au Gouvernement de se montrer disponible à l’égard de tous les syndicats, de leur présenter la réalité des moyens de l’Etat en cette période de récession mondiale et de résoudre tous les points de revendication qui peuvent l’être. Des mesures fortes de réduction du train de vie de l’Etat et des avantages des premiers responsables publics pourraient favoriser la restauration de la confiance entre les partenaires.
Le parti YELEMA, «le Changement» implore les syndicats de prendre conscience des possibilités réelles de l’Etat et de savoir différer ce qui peut l’être en attendant des jours meilleurs.
Le parti YELEMA, «le Changement» souhaite enfin que les autorités et leurs partenaires conviennent de l’organisation d’assises sociales, après la période transitoire, pour jeter les bases d’un renouveau des relations sociales dans notre pays, caractérisé par la quête perpétuelle de l’amélioration équitable des conditions de vie des employés, dans l’équité entre les citoyens.
Bamako le 01 Décembre 2020
Moussa MARA
Commandeur de l’Ordre National.

Source : INFO-MATIN

Vous allez aimer lire ces articles

Son Excellence Monsieur Bah N’DAW, Président de la Transition a reçu en audience ce mardi 19 janvier 2021, Monsieur Moumouni GUINDO, Président de l’Office Central de lutte contre l’Enrichissement Illicite (l’OCLEI).

Sommet de N’Djamena : que faut-il en attendre ?

KOULOUBA 2022 : SEYDOU M. COULIBALY

Ecoutez la radio sur vos mobiles et tablettes
ORTM en direct Africable en direct