Le gouvernement malien a décidé de faire appel à des enseignants volontaires. En effet, les négociations entre le gouvernement et les syndicats enseignants sont restées au point mort. Un nouveau préavis de grève de vingt jours, soit 480 heures (du lundi 17 au vendredi 21 février 2020, du lundi 24 au vendredi 28 février 2020, du lundi 2 au vendredi 6 mars et du lundi 9 au vendredi 13 mars 2020 inclus, a été déposé. Ils exigent toujours l’application immédiate de l’article 39 de la loi n° 2018-007 du 16 janvier 2018, portant statut du personnel de l’enseignement secondaire, de l’enseignement fondamental et de l’éducation préscolaire et spéciale.

Le gouvernement a demandé une trêve sociale qui doit aboutir au dialogue social. En fait, il faut rappeler que le président de la République, IBK, lors de son adresse à la Nation, à l’occasion du nouvel an, avait appelé les syndicats à une trêve sociale. Le gouvernement entend harmonier les statuts autonomes dans une grille, au cours de ces assises, pour résoudre la crise. En effet, lors de la conférence de presse organisée la semaine dernière par des membres du gouvernement, le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Oumar Hammadoun Dicko a déclaré que  «  l’article 39 était une erreur », mais qu’ils l’assument. Il faut rappeler que le Premier ministre avait signalé que l’impact financier des revendications des syndicats enseignants  s’élève à 53  milliards. Il a déclaré, par conséquent, que le gouvernement ne pouvait pas supporter cette incidence financière.
Le ministre du Dialogue social, du Travail et de la Fonction publique, Oumar Hammadoun Dicko a aussi fait état de la crise dans le secteur de la santé. Le Syndicat national de la Santé, de l’Action sociale et de la Promotion de la famille vient aussi de déposer un préavis de grève de trois jours, du lundi 17 février au mercredi 19 février 2020.
B.D.

Source: Canard Déchainé