Gestion transitoire du Mali : Et si c’était du IBK sans lBK ?

L’horizon de la confusion et de la conspiration contre le Peuple commence à se lever progressivement au Mali. Au lendemain de sa démission forcée et théâtralisée, le 18 Août 2020, des maliens, surtout ceux qui étaient dans les rues depuis plus deux mois, ont applaudi les forces regroupées au sein du CNSP, venu, soit disant, parachever leur action.

Tout allait comme sur des roulettes, avec l’apparition des cerveaux apparents du putsch au rassemblement du M5 RFP le 21 Août au boulevard de l’indépendance. Pour encore crédibiliser « l’acte imprescriptible » et vaincre l’opinion, certains responsables, politiques et militaires, se font embarquer et isoler à Kati.

Puis le temps passe, mieux le doute prend des galons et les maliens deschentent de l’attitude des « sauveurs floués » du moment. Le MDP du Dr Oumar Mariko prend ses distances, après le choix controversé du Premier Ministre Moctar Ouane, Adama Diarra alias Ben le Cerveau avait crié à un acte de haute trahison.

Puis, c’est l’autre frange du M5, EMK (Espoir Mali Kura) qui tapera du point sur la table avec l’option de reprendre du service. Tout cela, participe d’une certaine frustration sociale auprès des maliens qui ont espéré un vrai changement.

Des acteurs de la contestation, mus par des ambitions personnelles, se sont tirés dessus pour des aspirations qui ne sont pas au rendez-vous. Pendant ce temps, les mains invisibles du CNSP jouent sur les faveurs.

Aussitôt après son retour, l’ancien Président de la République, Ibrahim Boubacar Keita, selon nos informations, a été informé ce Jeudi 22 octobre 2020, de la formation d’un cabinet qui s’occuperait de ses activités d’ancien Président.

Au cœur de ce processus, ajoutent nos sources, le CNSP, qui souhaiterait qu’lBK fournisse le nom d’une personne pour être son futur chef de cabinet et qui aura en charge la formation dudit cabinet.

Des chargés de mission, des gardes du corps et un personnel d’assistance, voilà entre autres la présentation du cabinet d’un Président fraîchement revenu de traitement. Tous les frais relatifs devraient être supportés par le budget national.

L’ex junte souhaiterait aussi que le siège dudit cabinet soit installé dans l’ACI 2000, le grand quartier des affaires. Selon des sources sécuritaires, toutes les visites au domicile de l’ex président et tous les  déplacements de sa femme devraient se faire sur autorisation du Colonel Malick Diaw.

Source: Figaro du Mali

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