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Honorable Harouna Aboubacar Traoré: ‘‘nous devons puiser dans nos profondeurs viscérales pour faire la paix des braves’’

Le péril sécuritaire avec son cortège de morts auquel notre pays est exposé, du déclenchement de la première rébellion touareg à l’accident d’hélicoptères français, n’échappe à personne. Après tant de malheurs, de désillusions, l’heure est à privilégier le dialogue inclusif sur le tout sécuritaire dont les résultats restent mitigés. « Nous devons nous surpasser et puiser dans nos profondeurs viscérales les ressources indispensables pour faire la paix des braves sur tous les fronts ». De cette nouvelle approche qui n’exclut pas le renforcement des FAMa en moyens matériels et humains pour accomplir leur mission, viendra certainement le salut de notre pays qui n’a que trop souffert d’une crise sécuritaire qui se métastase. Tel est le message de l’Honorable Harouna Aboubacar TRAORE, élu dans la circonscription de Bla, qui croit au rôle prépondérant que pourrait y jouer la jeunesse, à condition qu’elle soit remise à sa place. Nous vous livrons son message.

 

En ces moments troubles de l’histoire de notre pays, j’éprouve au plus profond de mon âme douleur et colère, mais aussi et surtout un grand espoir né de l’électrochoc provoqué par la vague de tragédies survenues ces derniers mois, ces dernières semaines, en plusieurs endroits de notre pays, dont Ogossagou, Boulkessy, Mondoro, In Delimane, Ménaka, Tabankort.
L’appréhension du péril qui pèse sur la Nation par la majorité de la population, et surtout, par la jeunesse, ne fait plus de doute. Nous devons nous surpasser et puiser dans nos profondeurs viscérales les ressources indispensables pour faire la paix des braves sur tous les fronts. Nul ne le fera à notre place. Nous pouvons le faire ; nous le ferons, car il y va de notre survie.
Je présente mes condoléances à l’ensemble du Peuple malien, aux nombreuses familles endeuillées. Du reste, nous sommes tous endeuillés.

Depuis ce qu’on nomma la première rébellion touareg (1963-1964) à la création du G5 Sahel, en 2017, en passant par Ménaka en 1990, la Flamme de la paix en 1996, Serval en 2012, Barkhane en 2014, et jusqu’à cet accident d’hélicoptères français tout dernièrement, il y a eu trop de morts, beaucoup d’espoirs brisés, beaucoup de promesses non tenues, trop de gâchis. Et le pays, dans son ensemble, n’en a que trop souffert.
L’approche du tout sécuritaire ne peut être la panacée pour trouver une solution au problème dans le nord et le centre de notre pays, tant la situation s’est complexifiée avec le temps.
L’adhésion de tous les protagonistes à l’idée d’un dialogue sincère et inclusif couplée à une reconfiguration du dispositif sécuritaire pourrait initier un nouveau départ où la jeunesse jouera un rôle prépondérant pour identifier les défis et rechercher les voies et moyens de solution. De Sikasso à Taoudénit, les jeunes ont les mêmes aspirations : la paix et le développement. Ils en sont eux-mêmes le levier. Vivement qu’ils soient remis à leur place pour sortir le Mali de l’ornière.

Que l’actuelle recrudescence des violences ne sape point notre foi en l’avenir, au contraire, resserrons nos coudes dernière le Gouvernement. Et, personnellement, connaissant le Général Ibrahim Dahirou DEMBELE, patriote et officier de valeur, j’ai la conviction, comme il l’a souligné dans ses déclarations en réponse aux interpellations du jeune Honorable Moussa DIARRA, les FAMa ont juste besoin davantage de ressources humaines et matérielles pour mener à bien leur mission, qu’il ne décevra pas les Maliens.
Jeunes du Mali, supportons les FAMa !

Honorable Harouna Aboubacar TRAORE
Elu dans la circonscription de Bla

Source : Info-Matin

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