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Insulte inacceptable aux forces armées Maliennes et populations civiles : Les Ministres Salif et Tiémoko sommés de revoir leur copie !

Ce serait tautologique, que d’affirmer que les autorités gouvernementales du Mali, n’ont jusque-là jamais eu de réelle considération envers les forces armées nationales et les populations quotidiennement victimes d’insécurité en tous genres. Une attitude injustifiable qui se perçoit nettement à travers la lenteur tortueuse et révoltante des responsables en charge de la Défense et la Protection Civile dans leur prise de décision, chaque fois qu’un incident sécuritaire survient aux dépens de celles-ci.

Qu’est-ci qui pourrait expliquer une attitude obstinément négligente envers des forces

rmées maliennes injustement massacrées par l’ennemi et des populations civiles cruellement abandonnées aux pires drames sécuritaires ? Voilà la principale question qui taraude l’esprit d’une frange importante  des maliens. Ce serait également de la lapalissade, que d’affirmer que le Mali soit un pays en guerre. Depuis plusieurs années, la République est confrontée à une insécurité multidimensionnelle (rébellion armée, islamo-terrorisme, violence intercommunautaire, banditisme à grande échelle…) et ne saurait compter réellement que sur ses maigres moyens d’autodéfense pour tenter de se mettre à l’abri malgré la présence d’une exubérance de forces étrangères n’ayant manifestement servi à rien, vu l’escalade effrénée d’attaques combien endeuillantes pour, à la fois, populations civiles et troupes loyalistes.

Chaque fois qu’un drame sécuritaire survient, les Ministres concernés ne font très souvent montre d’aucune réactivité militaire, ni diligence communicationnelle pour efficacement jubiler l’incident et rassurer l’opinion. Dans de nombreux cas, l’information relative aux attaques, est plutôt diffusée par des chaînes étrangères en l’absence totale de communiqué officiellement publié par le Ministère de la Sécurité ou celui de la Défense. Et c’est lorsque ces médias d’horizons lointains, relayent l’information, que subitement, un communiqué se

ait publier par le Département concerné après que l’opinion y ait déjà été mise au courant, et ce, après qu’également, le drame survenu, ait déjà pris une ampleur plus alarmante. Quelle irrévérencieuse négligence de l’Exécutif ! Pourtant, les valets du pouvoir se plaisent quotidiennement à chanter, avec tonitruance, aux oreilles des maliens, que les Famas seraient fortement dotées d’équipements adéquats et formation digne, alors que sur le terrain, les choses se passent autrement.

Récemment, à titre d’exemple, en voilà des cas tristement éloquents, qui témoignent de l’incurie notoire, sinon, la lenteur inexcusable des autorités concernées dans l’exécution de missions sécuritaires d’urgence : l’enlèvement de l’Imam Kontao, le 3 septembre 2018 ; attaque d’un convoi de citernes, sécurisé par les Famas entre Douentza et Boni, le 26 du même mois et causant de lourdes pertes matérielles ; affrontements intercommunautaires survenus à Ménaka et Amalaoulaou, les 25 et 30 septembre faisant, au total, 51 morts ; l’explosion d’une mine artisanale tuant 7 soldats maliens et un civil , le 27 septembre dernier ; tirs assaillants violemment nourris contre des militaires maliens sur l’axe de Gossi dans la même semaine et qui aurait fait deux morts et plusieurs blessés graves parmi les soldats loyalistes… En somme, au moins, 61 maliens ont été massacrés en une semaine sans que rien n’ait été fait pour prévenir l’hécatombe, ni même parvenir à repérer un seul assaillant par l’entremise de « soldats bien formés » et des « équipements de pointe ». Que nous valent réellement d’aussi vils mensonges d’Etat ?

Ces malheureuses illustrations interpellent vivement les Ministres Salif Traoré de la Protection Civile et Tiémoko Sangaré de la Défense nationale qui sont plus-que-jamais contraints de revoir leur copie. Car, un Gouvernement existe parce que des forces de sécurité et de défense existent pour veiller à sa protection et un Etat existe également parce qu’il y existe une population dont les impôts servent à le maintenir en vie. Autant les hommes en armes ne demandent qu’à être considérés par les autorités de tutelle, autant les civils ne demandent qu’à être correctement informés des incidents et valablement sécurisés.

Modibo Kane DIALLO      

 

La Sirène

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