Jeamille Bittar à la double sanction de la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Mali : « une opportunité pour nous d’envisager notre souveraineté monétaire »

Comme tout malien, Jeamille Bittar, a donné son point de vue sur le durcissement des sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Mali. Pour cet opérateur économique et membre influent du mouvement M5-RFP, la prise de ces sanctions, cette fois-ci, économiques, est une occasion pour le Mali, d’envisager sa souveraineté monétaire.

Juste après les sanctions conjointes de la CEDEAO et de l’UEMOA contre le Mali, l’opérateur économique Jeamille Bittar, également président du parti MC ATT s’est adressé à la presse. Selon lui, ces sanctions de la CEDEAO et de l’UEMOA i visent plutôt la population malienne alors qu’en principe, ces organisations sont censées être plus à côté du peuple. A ses dires, ces sanctions sont dressées contre une décision souveraine du peuple malien prise lors des Assises Nationales de la Refondation (ANR), qui avait proposé une fourchette de 6 mois à 5 ans de prolongation de la transition. Donc, selon lui, c’est une décision qui est contre le peuple. « Cette décision n’est pas une décision des autorités de la transition, mais du peuple malien prise lors des Assises Nationales de la Refondation. C’était bien précisé que les conclusions des Assises sont exécutoire » a-t-il indiqué en ajoutant que la CEDEAO ne peut pas se substituer au peuple malien. Aussi, Jeamille Bittar a indiqué le gel des avoirs maliens par UEMOA est une violation flagrante des textes de cette institution qui ne donne aucun pouvoir légal à l’UEMOA de geler ou de prendre en otage les fonds d’un pays ou de ses opérateurs privés. Par ailleurs, il a invité les plus hautes autorités du Mali à prendre des dispositions urgentes pour envisager sa souveraines monétaire afin de ne plus être dépendre d’autres pays sur le plan économique et monétaire. Concernant l’éventuelle intervention de la force militaire sous régionale contre le Mali, le président MC-ATT a été on ne peut plus clair. « Tout le Mali prendra une arme si nécessaire pour sauver notre patrie », a-t-il indiqué.

Issa Djiguiba

Source: Le Pays

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