Le président de la république, Ibrahim Boubacar Keita, dans une allocution d’environ dix minutes, s’est adressé à la Nation, ce samedi 30 novembre 2019. Il s’est exprimé fondamentalement sur deux sujets : la mort de treize soldats français de l’Opération Barkhane dans une collision d’hélicoptères et la tenue du Dialogue national inclusif (DNI). Toutefois, c’est l’hommage aux militaires français qui a été plutôt commenté par les facebookeurs. Si le discours présidentiel était, pour une des rares fois riche, il n’en demeure pas moins que l’annonce du voyage en France a dénaturé tout le contenu. Votre facebookan du jour !

 

Souleymane Kone : Que penser du Discours à la Nation de IBK ?
Le seul objet du discours était nous annoncer son départ à Paris pour les obsèques des soldats français tués. Les autres 200 militaires maliens tués ces dernières semaines dans la zone sont ignorés.
Le Mali n’a pas souvenance d’avoir enregistré une seule lettre de condoléances des autorités françaises au peuple à la suite de nos tragédies militaires. Dans le cas présent une seule lettre du chef de l’Etat aurait suffi.
La référence au « Dialogue national » est un habillage pour bien voyager.
Que penser ? Peut-être que celui qui a dit que les peuples n’ont les dirigeants qu’ils méritent avait raison. Au Mali le Pouvoir IBK le démontre amplement

Boubacar Sow : Je crois qu’il ne faut pas tout politiser. Opposer les nationaux morts aux étrangers morts en nous défendant est obscène.

Souleymane Kone : Oui, je voyage pour les obsèques à Paris, est le contenu.

Souleymane Kone : Tu t’attaches à la phraséologie, moi je parle du contenu du texte. Il a toujours dit les mêmes choses dans différentes circonstances.

Dramane Doumbia : Le voyage en France dénature tout le contenu, si ça ne tenait qu’à moi, je n’allais pas tenir de discours avant le voyage pour ne pas davantage blesser le peuple, mais que faire?

Awa Sylla : tonton, j’avoue que le voyage en France est complexe pour moi, mais il faut voir que son discours d’hier était professionnel un peu.

Souleymane Kone : Il ne s’agit pas d’une comparaison Boubacar Sow, un mort n’est pas supérieur à un autre dans le même conflit. Il faut mettre en exergue le comportement d’un Chef d’État qui est incapable de se présenter aux obsèques de 200 morts de son armée à Gao et qui est capable de faire 10 000 km pour se rendre à des obsèques d’autres soldats, à Paris, morts dans le même conflit. C’est cela qui est obscène et un mépris caractérisé pour nos morts nationaux. Merci de me lire !

Awa Sylla : Tonton, pour une fois, il y’avait le contenu, mais le lecteur n’était pas à la hauteur.

Dramane Doumbia : Mais ma fille, comprends que les Maliens souffrent énormément du manque de résultats dans cette guerre. Je pensais qu’avec le silence, on allait être surpris par des mots qui nous rassurent, mais c’est toujours comme mon frère Souleymane l’a si bien dit, c’est toujours les mêmes tournures, du coq à l’âne.

Traore Mamadou : Solo, pour une fois que j’ai suivi entièrement le discours d’IBK, j’avais l’espoir de voir un homme revenu dans le même monde que les Maliens. Hélas, il est toujours dans sa bulle, dans une autre dimension. Pauvres de nous. On boira le calice jusqu’à la lie.

Boubacar Sow : Ibk a tort et je fais de mon mieux pour le combattre. Je crois que maintenant, nous devrions exiger que les rapports du végal passent à la justice et qu’il y ait un procès rapide. Exiger l’audit des fonds de l’armée. En clair : mettre la pression sur la justice et sur le régime pour plus de vertus.

Aliou Sidibé : Rien que ça, mon président, mais il faut qu’on fasse tout pour qu’il ne retourne plus au Mali.

Ahabar Alhabar : Nous méritons amplement ce bouffon.

Mahamadou Sidibe : En Conclusion de ce discours: maliens venez-vous défouler au dialogue national d’ici là, moi président j’irai verser des larmes en France, ce lundi.
Nouhoum Keita : Une compassion sélective. Le Président de la République se rendra à Paris aux obsèques des 13 soldats tombés au cours d’une mission de combat contre les djihadistes dans le Gourma.
Humainement, j’approuve ce voyage qui est le témoignage de notre compassion et de notre solidarité pour le peuple français qui, dans sa grande majorité, a du mal à comprendre les objectifs politiques de cette guerre contre le terrorisme.
Cependant, le geste du Président de la République me pousse à me poser quelques questions:
– Plusieurs pays africains présents sur notre sol ont perdu beaucoup de leurs fils. Le Tchad est l’un des pays qui payent le plus lourd tribut. Alors, quand ira-t-il au Tchad porter le témoignage de reconnaissance de notre peuple à ces dizaines de soldats morts sur le sol malien?

Source : Info-Matin