L’année 2019 se referme pratiquement après avoir été jalonnée d’épreuves tristes et tragiques pour le peuple malien. Pour refermer la parenthèse au plan politique, l’Action Républicaine pour le Progrès a rencontré la presse ce lundi 30 Decembre 2019 à la maison de la presse. Cet ensemble de partis politiques et d’associations, dirigé par l’ancien Ministre Tiéman Hubert Coulibaly, reste une force de soutien au Président de la République et à son équipe gouvernementale.

Le principal conférencier était Tiéman Hubert, Président de l’Union pour la Démocratie et le Développement, non moins président de l’ARP, entouré de Maouloud Ben Kattra du PMDS, de Hadi Niagando du MPM, de Bati Diawara ou encore de Boubacar Boubou Dicko. Les propos liminaires de Tieman Hubert Coulibaly sont à l’image d’une année sombre qu’aura vécue le Mali : « une année difficile et complexe qui s’en va » a-t-il lancé. Il n’a pas non plus gardé sous silence, les prises d’initiatives et de volonté visant à trouver des passerelles vers la paix. Tieman Hubert a aussi évoqué les actes terroristes, au niveau national et sous régional, le front social qui avait connu des ébullitions au niveau de la santé et de l’éducation en passant par d’autres secteurs majeurs. La vertu du dialogue, ce n’est pas de parler, c’est de savoir écouter. Pour la gestion de tels blocages, le président de l’ARP a salué l’attitude responsables des syndicats, mais aussi celle du gouvernement qui s’est toujours montré ouvert et sensible à ces mouvements de grève.

Au regard de la situation de crise multidimensionnelle, l’Action républicaine pour le progrès espère que la tenue du dialogue national inclusif est un début de solution. Il n’est pas seulement le seul but, malgré la non-participation d’acteurs importants, l’ancien ministre Tiéman Coulibaly demande et espère que les résolutions seront mises en œuvre. Aussi, il a demandé à ceux qui l’ont boycotté de comprendre que ces résolutions engageront tout le monde. Il reste au chef de chantier (le président de la République IBK) de tendre encore plus la main et que les autres responsables du processus fassent aussi des sacrifices consensuels.

S’agissant de la réforme monétaire en gestation, l’ARP salue et encourage l’initiative. Un pays qui ne produit pas ne peut pas soutenir une monnaie dont les relations pourraient être difficiles avec les autres. L’or et le coton doivent avoir des retombées positives chez nous. Le conférencier déplore le fait qu’il n’existe qu’une seule usine de filature à ce jour. Le président de l’ARP préconise que le secteur privé malien doit être encouragé et accompagné « nous devons ouvrir les chantiers d’une vraie révolution libérale dans notre pays.»

La lutte liée au terrorisme ne saurait être l’épreuve principale d’un seul État «le Mali ne peut pas être en marge de cette marche, mais il faut arriver à la paix, au développement. Le théâtre de la guerre contre le terrorisme est vaste. Une partie se déroule chez nous, l’autre sur d’autres territoires » précise Tiéman Hubert. L’autre source de tension liée aux hostiles agitations contre les forces étrangères et les partenaires du Mali, l’ARP demande plus de discernement à ceux qui attisent une réprobation extrémiste de nos collaborateurs. « Si vous voulez détruire une nation, vous lui faites confondre ses amis à ses ennemis » relève Tieman Hubert Coulibaly.

Le DNI (Dialogue National Inclusif) a vu la participation du regroupement qui s’est impliqué à la réussite des échanges et à la consistance des propositions. D’un point de vue moral, souligne le conférencier, Tieman Hubert, l’inexécution des résolutions poserait un problème. Il estime que ce sont des maliens convaincus et responsables qui ont consacré leur temps et leur energie L’engagement du président de la république. Les nombreux responsables et chefs de famille qui s’y sont consacrés. Maouloud Ben Kattra dira que pour l’ARP, il est capital que des députés légitimes soient portés à l’assemblée nationale afin de pouvoir porter correctement tous les textes liés aux réformes politiques et constitutionnelles. Quant à la création d’un sénat, l’honorable Hady Niagando a clarifié quelques aspects qu’il juge utiles. La nomination de personnalités ou de chefs coutumiers comme sénateurs consisterait à servir de veiller sur le caractère traditionnel des lois que le parlement voterait.

L’ancien ministre des Affaires étrangères, de l’Urbanisme et de la Défense a souligné qu’il n’y avait pas de tâtonnement dans la gestion de la crise « il y a eu une stratégie depuis 2012. Le gouvernement avait essayé de créer les conditions du dialogue avec les acteurs séparatistes » mais, poursuit-il, le coupe d’état de 2012 a donné un coup d’accélérateur fatal à la chute de notre pays. Ce malheureux épisode appartient à l’histoire et il faut éviter de commettre les mêmes fautes et de corriger les erreurs qui surviennent.

Les légitimes inquiétudes dans les pays voisins du Mali préoccupent les responsables politiques qui prônent la prévention et la gestion par le dialogue. Personne ne doit être acteur ou facteur de déstabilisation de notre sous-région. Des élections majeures sont annoncées en 2020 dans beaucoup de pays voisins et frères du Mali. Tant qu’il y a le dialogue, la concertation, Tiéman Coulibaly dit croire aux vertus de la diplomatie.

Au Président de la République, au Premier Ministre, aux membres du  gouvernement et à la presse, l’Action républicaine pour le Progrès a formulé des vœux de bonne heureuse année 2020 qui sera pleine de défis avec dans délai court, l’organisation des législatives.

 

Figaro du Mali