Le scrutin se déroulera sur la base des circonscriptions électorales ; à savoir : les cercles et le district de Bamako.

 

« L’administration territoriales est prête pour l’organisation des élections législatives de mars-avril prochain », a assuré le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Adama Sissouma sur la télévision publique.

Le plateau du débat politique « En toute franchise » de l’ORTM, animé par son DG Salif Sanogo, avait comme invités le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, Adama Sissouma, Ibrahima Lanciena Coulibaly et Ibrahima Ikassa Maïga représentants respectivement la majorité présidentielle et l’opposition (FSD) et Mamadou Samaké de la société civile. Entre sujets débattus : l’état de préparation des élections législatives.

Selon le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale, les élections seront organisées sur la base des circonscriptions électorales actuelles, à savoir les cercles et le district de Bamako. « Les nouvelles régions (Niono, San, Kita, Bougouni, Koutiala, Dioïla…) ne sont pas concernées, car les périmètres de ces nouvelles régions ne sont pas encore définis », a justifié M. Sissouma. De facto, les citoyens desdites régions voteront comme avant.

Aux dires du secrétaire général, beaucoup de concertations ont été faites avec la classe politique et la société civile en amont et en aval de la convocation du collège électoral, les listes électorales sont déjà révisées, l’état du matériel électoral, circonscription par circonscription, est fait et les actes nécessaires à la tenue de ce rendez-vous sont prêts.

A ces acquis s’ajoutent les différentes consultations politiques de formation des partis politiques, les rencontres avec les partenaires diplomatiques, et la confection d’un chronogramme déjà mis à disposition de la classe politique. « Pour la gestion des assesseurs et les procurations, le ministre s’est engagé à continuer les échanges dans le cadre de concertation. Il y a une prise en charge des préoccupations ».

Par ailleurs, M. Sissouma a indiqué que des dispositions sont prises pour installer la nouvelle Assemblée nationale le 2 mai 2020, date butoir, afin d’avoir un Parlement légitime pour faire des réformes idoines.

Pour sa part, la Délégation générale aux élections a introduit des innovations visant entre autres à doter chaque candidat de statistiques lui permettant de connaître le nombre de délégués, le fichier, etc. « Nous sommes dans la dynamique de relever le défi du délai », a informé son chef, à travers une interview projetée à l’occasion.

A propos de la mobilisation des ressources financières, évoquée par le Délégué général aux élections (DGE), le colonel-major Tcho Bengaly,  le secrétaire général du ministère de l’Administration territoriale a précisé ceci : « Je peux le dire, la question des ressources est résolue. Il n’y pas de doute ».

Etats d’âme

Le représentant du Front pour la sauvegarde et la démocratie (FSD), opposition, a émis des réserves par rapport aux assurances données. « Nous avons des doutes par rapport à la transparence, rien n’a été fait pour la transparence, les doublons, la sécurité. L’insécurité persiste », a relevé Ibrahima Ikassa Maïga, qui a néanmoins fait comprendre que l’opposition politique participera bel et bien auxdites élections. « Nous avons vocation à briguer le vote  des Maliens. Nous irons aux élections », a-t-il déclaré.

Du côté du représentant de la majorité présidentielle, Ibrahima Lanciena Coulibaly, les élections législatives sont une application de l’accord et des recommandations du Dialogue national inclusif auquel le FSD n’a pas pris part. « Nous participerons aux élections », a-t-il aussi indiqué. « Les partis sont libres de nouer les alliances, majorité et opposition », a martelé M. Coulibaly, balayant d’un revers de la main les critiques relatives aux alliances dites contre nature, entre certains partis.

« Pas de doute sur le plan technique, ma préoccupation est sécuritaire », a fait comprendre Mamadou Samaké de la société civile.

Somme toute, la machine est en marche pour la tenue des législatives à date échue.

Cyril ADOHOUN

L’Observatoire