Les élections législatives se sont tenues au Mali dans le calme dans la plus part des centres de vote, elles n’ont pas mobilisés du monde. Les électeurs ont préféré resté chez eux pour plusieurs facteurs. 

 Dimanche 29 mars,  les Maliens se sont rendus aux urnes pour renouveler les 147 députés de leur Assemblée nationale, des législatives à deux tours qui avaient été reportées par deux fois.  Ces élections qui n’ont pas enthousiasmé les foules se tiennent dans un contexte difficile caractérisé par  deux  faits majeurs : le coronavirus  et l’enlèvement du président de l’URD, chef de file de l’opposition, Soumaila Cissé, candidat dans la circonscription électorale de Niafunké.

De peur d’être contaminé par le Covid 19, plusieurs électeurs ont préféré s’abstenir de se rendre dans les lieux de vote malgré l’existence de kits sanitaire dans certains centres. Pour cette catégorie d’électeurs, « si le vote est un devoir citoyen, la santé n’a pas de prix ». Du coup, l’affluence était faible durant toute la matinée dans les centres de vote. Les quelques électeurs qui ont accomplis leur devoir citoyen disent l’avoir fait  « par respect et par reconnaissance à leur candidat ».

Le kidnapping du chef de file de l’opposition a aussi plané sur les élections. Qu’ils soient militants ou pas de l’URD, plusieurs personnes justifient leur refus de voter par le fait que Soumaila Cissé soit entre les mains de bandits. Son absence selon eux, devrait fléchir les autorités à repousser les scrutins. C’est pour cette raison que cette deuxième catégorie d’électeurs à preferé bouder les urnes. Ils disent ne pas être dans le même schéma que la direction de l’URD qui a appelé les militants ou du moins les électeurs à sortir massivement pour voter.

L’autre aspect qui semble expliquer la faible affluence, c’est le faible retrait des cartes d’électeurs. A Bamako et dans certaines villes, les populations n’ont pas été retirées leur carte à hauteur de souhait. « Entre l’annonce du retrait des nouveaux cartes d’électeurs et la tenue des élections, c’était trop juste », a affirmé Gaoussou Sanogo.

Le moins que l’on puisse dire c’est que dans plusieurs centres de votes, à l’image de celui de l’Ecole B de Baco Djicoroni, du Quartier Mali et de Totokorobougou, les électeurs ont presque boudé les urnes.

A.S.

Source: Arc en Ciel