MAINTIEN DES SANCTIONS : Le bras de fer Cédéao-CNSP prolonge la souffrance des Maliens

Quatre jours après la nomination du nouveau Premier ministre, Moctar Ouane, la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) maintient toujours ses sanctions contre le Mali. Les exigences de l’organisation sous-régionale n’ont pas été satisfaites par le Comité national pour le salut du peuple (CNSP), prolongeant du coup la souffrance des populations maliennes sous embargo depuis le 18 août 2020.

 

Depuis le dimanche dernier, le Mali a un président, un vice-président et un Premier ministre de transition. Mais la désignation de ces trois autorités de la transition n’a pas suffi à la Cédéao qui a décidé de maintenir ses sanctions contre le Mali.

Le mardi 15 septembre 2020, lors du mini-sommet d’Accra, les présidents de l’organisation ont exigé la désignation d’un président et d’un Premier ministre de transition civils ; l’abrogation de l’Acte fondamental de la junte ; l’insertion de la disposition selon laquelle le vice-président ne peut remplacer le président en cas de vacance ou d’empêchement ; la publication de la Charte de la transition dans le Journal officiel ; la dissolution du CNSP.

Sur ces exigences de la Cédéao, les militaires du Comité national pour le salut n’ont satisfait qu’à deux points. Ils ont seulement jusqu’ici désigné un président et un Premier ministre de transition civils. Le comportement des militaires, qui ont annoncé leur volonté d’organiser une transition politique civile au lendemain de la démission de l’ancien président de la République, Ibrahim Boubacar Kéita, est perçu au niveau de la Cédéao comme une manœuvre pour garder le pouvoir.

« Nous ne voulons pas nous réveiller un jour et voir que la transition est gérée par un militaire en fonction. La communauté internationale n’acceptera pas cela. A Accra, les présidents de la Cédéao ont demandé aux militaires de modifier certaines parties de la Charte de la transition. Nous voulons voir la dernière version de la Charte de la transition », a déclaré le médiateur de la Cédéao au Mali, Goodluck Jonathan.

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