Mali: La déclaration du médiateur Goodluck Jonathan à la sortie de la rencontre avec la junte

« Nous sommes en discussions depuis samedi, Nous avons accordé le violon sur un certain nombre de sujets.  Mais il y a certaines questions sur lesquelles nous ne nous sommes pas encore accordés. Ces points qui n’ont pas pu obtenir un accord entre les deux délégations, nous avons demandé  aux autorités militaires de s’y confié davantage, nous aussi nous allons faire la même chose. Quand ils auront revu ces points de désaccord, le porte-parole  du CNSP viendra faire une déclaration dans ce sens. Comme on n’’st pas parvenu à une conclusion très claire entre les deux parties, nous n’allons pas dire que la CEDEAO ou telles partie a fait telle déclaration.

 

Ce que nous faisons est pour l’intérêt du Mali, ce n’est l’intérêt d’une personne ou dans l’intérêt d’un groupe d’individus, c’est dans l’intérêt du Mali et de la CEDEAO, parce que ce qui touche le Mali affecte le reste de la CEDEAO, parce que les pays sont liés, parce qu’il n’y a pas de mur qui nous sépare.  La CEDEAO veut le meilleur pour le Mali.

Ce qui arrive au Mali n’est pas un cas spécifique au Mali, cela est déjà arrivé ailleurs. La même chose est arrivée dans certains pays de l’espace, la CEDEAO utilise le même format d’approche, de démarche pour traiter le problème. L’approche de la CEDAO se fonde sur son protocole, qui est le même pour tous les pays.

Dans les circonstances où un Président élu a été démis de ses fonctions, nous avons voulu comprendre le point de vue de ce Président déchargé de ses fonctions. C’est la première demande que nous avons fait aux militaires, nous avons demandé à visiter le Président. Ils ont accepté et nous ont conduits là où le Président est gardé. Nous lui avons demandé : en tant que Président de la République, quelle est la voie à suivre, à votre avis ? Le Président Ibrahim Boubacar Kéita nous a fait savoir qu’il a donné sa démission, qu’il n’a pas été contraint à la faire et qu’il n’a pas envie de revenir aux affaires.  Ce qu’il souhaite, c’est une transition rapide pour permettre au pays de retourner dans un régime civil, le plus rapidement possible, un régime qui pourra interagir et travailler avec le reste du monde de manière libre pour le développement économique et la sécurité du Mali. On s’est donc trouvé à l’aise par cette idée émise par le Président.

Ce dont nous avons parlé avec les autorités militaire est de savoir comment elles vont gérer les détenus politiques, comment ils vont s’occuper d’eux. Ils y a des préoccupations sécuritaires qui ont cours dans le pays surtout dans la ville de Bamako. A cause de la colère qui plane, les gens vouloir se venger d’une manière ou d’une autre. Dons on s’est accordé avec elles sur la manière qu’il faut pour libérer graduellement ces différentes autorités détenues, à part deux petits points de désaccord.

L’autre question dont nous avons débattu est la structure et la durée de l’équipe du gouvernement intérimaire, parce qu’il doit un gouvernement intérimaire. Nous avons discuté de certains points et nous leur avons fait part de la vision du protocole de la CEDEAO. La CEDEAO ne viendra pas imposer le gouvernement au peuple malien. Que ce soit un gouvernement élu ou un gouvernement transitoire, la décision revient au peuple malien. Le devoir de la CEDEAO est de faire comprendre son protocole qui régit l’espace. J’ai porté à la connaissance des autorités militaires les attentes de la CEDEAO sur la mise en place du gouvernement intérimaire. Je crois que d’ici deux jours, elles vous feront voire de quoi sera faite cette structure gouvernementale… »

CYRIL

Icimali

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