Censé avoir lieu avant Décembre, le réaménagement du gouvernement aurait été reporté. Une période durant laquelle l’Exécutif devra tabler sur l’Accord de paix et la sensible question de représentativité des prochains ministres.

Après plus de 6 mois aux affaires, le gouvernement d’ouverture pourrait être revu. Selon des sources proches de la cité ministérielle, tout sera bouclé à partir du nouvel an. IBK ayant habitué les maliens à changer de gouvernement lors des fêtes, la superstition s’avèrera vraie. Sauf que cette fois, la propagande politique aura une grande place.

Autrement dit, les ministres qui n’ont pas de représentativité seraient sur le départ. Et force est de constater qu’il y’en a plein dans l’équipe de 38 membres aux affaires. Nous en décelons 8 précisément même si certains jouissent de fortes affinités avec le patron de Koulouba. C’est donc le répondant politique qui prévaudra car l’arrivée de ce gouvernement a mis à nu les fissures dans le tissu de la majorité. Au départ composé de l’EPM, elle a fini par se scinder.

Tout d’abord avec l’ARP de Tieman Hubert Coulibaly et le collectif des candidats de la présidentielle dirigé par Yeah Samaké. Il nous revient d’ailleurs que ces derniers avaient émis 5 dossiers pour le gouvernement actuel mais un certain Bokary Tréta les aurait mis au tiroir. C’est donc dire que la porte est ouverte aux alliés d’IBK réélu plus d’un an après KOULOUBA 2018.

Les « bras droits » de BOUA anciennement à la conquête des suffrages universels sont donc à deux pas de l’accès à la cité administrative. Engagé dans les législative de 2020, Jeamille Bittar pourrait venir au gouvernement au grand détriment de certains qui n’oublient pas le personnage qui se voyait intouchable au temps d’ATT et était très budgétivore. Le RPM ne le voit pas d’un bon œil et la bataille avec lui fait rage pour la députation. Une nomination comme ministre pourrait bien permettre à TOUBABOU DE SAN, de renforcer sa formation politique, lui qui a toujours fait du surplace politiquement sans réelle représentativité.

Avec le report des législatives depuis fin 2018 et le refus d’intégrer une ambassade, la majorité des candidats de Koulouba 2018 qui ont décidé de rejoindre IBK a encore son statut professionnel d’avant la présidentielle.

Des places à pourvoir puisque des leaders comme Yeah Samaké du PACP ou Sidibé Mamadou du PRVM ont beaucoup à faire prévaloir. Leurs formations respectives ont une ossature nationale qui pourrait leur permettre d’accéder au niveau du nouvel Exécutif. On n’oubliera pas que Koulouba reste néanmoins ouvert à beaucoup d’entre eux. En 2013, le candidat Blaise Sangaré était partant pour la colline du pouvoir. Il finira par siéger à Koulouba durant le premier mandat d’IBK en tant que Conseiller politique du maître des lieux. Mieux, le MOGOTIGUI est toujours le porte-parole du Chef de l’Etat et n’a pas été remercié.
On attend donc de voir le Secrétaire Général de la Présidence à l’écran de l’ORTM pour annoncer la « bonne nouvelle » du remaniement ministériel pour ceux qui feront de la nouvelle équipe gouvernementale. Lui-même étant annoncé pour un retour au gouvernement a fini par rejoindre la BOAD laissant la place à un remplaçant encore méconnu du grand public. II est clair que les postes ministériels seront âprement disputés.

Espérons que l’attelage qui sera mis en marche, saura apporter aux maliens l’espoir tant attendu.

D. Keita

Source: letemps