Le ministre de l’Intégration africaine, Me. Baber Gano, a subitement disparu des radars depuis quelque temps. Il a fait du coup taire un peu la polémique sur son implication supposée dans l’affaire de détournement à l’Office du Niger. Membre important du parti présidentiel, le Rassemblement pour le Mali (RPM), Gano doit pourtant apporter les preuves de son innocence qu’il a toujours clamée.

 

On ne voit plus et n’entend plus l’avocat défendre la position du gouvernement dans les grands débats sur la vie de la nation. Or, il est l’un des plus virulents de sa génération allant parfois jusqu’à menacer de poursuite certains opposants au régime. A cette époque, Baber Gano était dans les bonnes grâces du président de la République qui lui avait donné un portefeuille important.

Mais aujourd’hui, « l’avocat » du régime se contente du ministère de l’Intégration africaine, juste pour ne pas quitter le gouvernement. La modestie de son ministère pourrait aussi expliquer la disparition de Baber Gano des médias et des sorties fracassantes contre les opposants au régime d’IBK. Pendant toutes les marches récentes de l’opposition pour fustiger la mauvaise gouvernance, personne ne l’a entendu.

Si c’était avant, les pourfendeurs du pouvoir auraient eu une réponse bien méritée de la part du baron du RPM et pourquoi pas des menaces. Mais Gano a tout intérêt à se faire petit pour que les gens l’oublient un tant soit peu. Il aura de la peine à souffler à cause du gros scandale de détournement de plusieurs centaines de millions de nos francs à l’Office du Niger, une affaire qui lui colle à la peau depuis plusieurs mois.

Beaucoup de Maliens ont souhaité que Baber Gano rende le tablier pour préparer sa défense dans le scandale de détournement à l’Office du Niger. Une plainte avait d’ailleurs été déposée contre lui par des citoyens qui estiment qu’ils sont lésés, mais rien n’a été entamé contre le très puissant membre du RPM. En restant dans le gouvernement, il est à l’abri du sort qui a été réservé à des poids lourds comme Bakary Togola.

Mais le procureur anti -corruption, Mahamadou Kassogué n’est pas un homme à plaisanter sur la lutte contre les mauvaises pratiques. On le comprend bien lorsqu’il a affirmé que la justice veut changer la loi pour pouvoir poursuivre certaines personnalités qui échappent à cause de la protection légale dont ils bénéficient

La Sirène