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Paul Ismaël Boro : « Nous voulons rompre avec les mauvaises pratiques politiques »

Porté le samedi 8 février à la tête du Rassemblement des Maliens (RAMA), lors du lancement officiel des activités du nouveau parti, créé en octobre 2019, Paul Ismaël Boro répond à nos questions.

Quel sentiment vous anime au moment de prendre les commandes du RAMA, dont vous avez été le parrain de la création ?

Je remercie le bon Dieu et tous les militantes et militants pour la confiance placée en ma modeste personne. Aujourd’hui, je suis un homme heureux d’avoir été conduit à la tête de ce parti. La confiance placée en moi est un défi, une reconnaissance, mais surtout un challenge à relever. Pas seulement à mon niveau, mais pour l’ensemble du bureau politique national. Je pense que nous serons à la hauteur du défi.

Quels sont les principaux objectifs que vous vous êtes assignés pour les cinq prochaines années ?

Les objectifs sont les mêmes depuis la création du parti. C’est d’abord de faire du RAMA une force politique nouvelle, capable d’apporter une nouvelle dynamique, et nous donner les moyens d’implanter le parti sur toute l’étendue du pays et dans d’autres pays de la diaspora. Nous avons aussi pour priorité d’organiser un premier congrès en septembre 2021, afin de pouvoir doter notre parti d’élus communaux et nationaux.

A sa création, le RAMA a été présenté comme un parti de rupture. Avec quoi voulez-vous rompre, concrètement ?

Le Mali compte aujourd’hui plus de 200 partis politiques. En créant le nôtre, nous voulons être un parti de référence et de rupture, pour nous démarquer des autres. Nous voulons rompre avec les mauvaises pratiques politiques, c’est-à-dire la corruption, les fraudes, l’achat de consciences, la transhumance, le mensonge, l’impunité et la médiocrité dans la gestion des affaires publiques.

Le lancement officiel des activités du parti intervient à quelques semaines des élections législatives. Participerez-vous à ces élections ?

Un parti politique, c’est créé pour conquérir et exercer le pouvoir. De ce fait, nous participerons aux élections législatives, mais nous sommes un parti d’opposition républicaine et nous ne cesserons de demander que ces élections se déroulent dans de bonnes conditions, pour qu’elles soient crédibles.

Selon vous, toutes les conditions sont-elles réunies pour un bon déroulement du processus électoral ?

Aujourd’hui, les conditions sont loin d’être réunies pour aller à des élections crédibles. La priorité pour le gouvernement devrait être le retour de l’administration dans certaines régions du pays. Par ailleurs, au centre, plusieurs de nos frères sont déplacés à cause de l’insécurité au quotidien. Normalement, on ne devrait pas aller à des élections si certains Maliens en sont écartés.

Germain KENOUVI

Journal du mali

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