A quelques jours des 1825 jours de contrat et d’engagement avec le peuple du Mali, il est important Monsieur le président d’attirer votre attention sur le temps, le constant avertisseur. Alors, avec les événements malheureux qui se succèdent ; avec la conscientisation accrue de la jeunesse et avec la volonté inébranlable affichée de vos alliés de vous élire coûte que coûte, comment comptez-vous organiser la présidentielle en 2018, sans que notre pays ne bascule dans l’anarchie ?

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Les faits sont têtus et le commentaire est libre. Ne dormant pas, Dieu a donné raison à ceux qui ont soutenu l’insécurité. Malgré, les vicissitudes des uns et des autres, personne ne conteste plus que le pays est sous tutelle des mécréants. Aussi bien de l’Est qu’à l’ouest, que du Nord au Sud. La dernière preuve, c’est que le brave et patriote Abdramane Niang vient d’échapper au piège de la mort tendu par des individus sans scrupule. De retour de son village, Ténenkou au centre du pays. Finalement, faut-il croire réellement à une élection en 2018 ?

En effet, c’est en juillet 2018 c’est-à-dire en moins de 09 mois que devra se tenir la présidentielle sur toute l’étendue du territoire national. Pourtant, plus de 60 % du pays est sous menace ou bien l’Etat y est absent. Dans ce contexte, comment faire les campagnes électorales jusqu’à parvenir à organiser des élections crédibles et transparentes ?

            En réalité, c’est de l’utopie.

En outre, avec les scénarii actuels qui consistent à empêcher les jeunes de tenir leur meeting comme ce fut le cas ce mercredi en commune IV avec Ras Bath, le pays risque de tomber dans une situation de non droit. Il faut le dire clairement, les affrontements peuvent s’éclater à tout moment avec des conséquences incalculables. Kidal, Taoudeni, Ménaka, etc. demeurant déjà des zones d’incertitude.

Alors, pour parvenir à une entente, à un consensus, il est aujourd’hui plus que nécessaire Monsieur le Président de la République pour vous de chercher à mettre balle à terre. Primo, en renforçant le dialogue social. Secundo, à vous mettre au-dessus de la mêlée. Tertio, à inviter le Premier ministre et les ministres concernés par les élections à jouer pleinement leur rôle (recensement, correction, fichier, etc.) pour faire baisser d’abord la tension. Quarto, à procéder rapidement au remaniement dont l’attente bloque aujourd’hui toutes les activités du pays.

Puisqu’il faut le dire, la presque totalité des probables candidats dont vous-même sont en mouvement. Au Mali et à l’extérieur pour préparer la présidentielle. Sans un préalable, il va être difficile au jour J de pouvoir les convaincre d’accepter une idée contraire à celle édictée par la Constitution. Alors qu’au rythme des choses et au constat alarmant, la tenue des élections en 2018 risque d’être une chimère.

En tous les cas, pour nous éviter une descente aux enfers, chacun doit jouer pleinement son rôle de préservation de la patrie. Que Dieu sauve le Mali !

B. DABO

 

Source:  Zénith Balé