Au Mali, alors que la campagne présidentielle a débuté ce samedi 7 juillet, les premiers ralliements ou soutiens s’opèrent déjà. Le leader touareg Ibrahim Ag Mohamed Assaleh, ancien député de Borem et ancien de l’ex-rébellion (Mouvement national de libération de l’Azawad, MNLA) s’est rallié à Housseini Amion Guindo. Le célèbre chanteur Salif Keïta a lui appelé à voter Soumaïla Cissé, le leader de l’opposition. A trois semaines du premier tour, les candidats attendent maintenant les consignes de vote des influents chefs religieux. L’un d’entre eux, le Chérif de Nioro, a déjà fait son choix.


C’est un soutien de taille pour le candidat Aliou Diallo, celui du respecté Chérif de Nioro. La visite fin mai d’Ibrahim Boubacar Keïta n’aura pas suffi pour que le leader religieux lui réitère son appui.

Contrairement à 2013, donc, le Chérif a préféré cette fois-ci le riche homme d’affaires, PDG de Wassoul’Or, une mine d’or au Mali, et de Petroma une société de recherche de pétrole et de gaz.

Si les autres chefs religieux n’ont pas encore dévoilé leur favori, les candidats continuent de s’afficher à leurs côtés. Le chef de file de l’opposition Soumaïla Cissé a ainsi reçu le fondateur de l’association Ançar Dine (à ne pas confondre avec Ansar Eddine de Iyad Ag Ghaly), celui qui revendique plus d’un million d’adeptes, le célèbre prédicateur Haïdara.

Enfin, les consignes de l’imam Mahmoud Dicko sont également attendues. Il y a cinq ans, le président du Haut conseil islamique du Mali avait soutenu officieusement Ibrahim Boubacar Keïta. Cette année, les instructions sont moins nettes.

RFI