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Processus de paix : la reprise du CSA butée à des séries d’obstacles

L’annulation de la réunion du 11 décembre porte un sérieux coup sur la reprise du Comité de suivi de l’accord (CSA).  Ce qui vient compléter la longue liste des d’obstacles qui jalonnent le processus de paix. Du coup, l’Algérie ne rassure plus dans son rôle de médiateur.

 

Qui bloque la tenue du CSA ? A cette question, la réponse est à voir dans la gestion faite de ce dossier par la médiation internationale. En partie, c’est l’Algérie qui n’arrive pas à canaliser les acteurs du processus de paix.  En clair, celle qui préside le Comité de suivi de l’accord d’Alger (CSA) à la surprise générale, a demandé lundi dernier le report de la réunion du CSA.

Pourtant, la date d’une rencontre venait à peine d’être fixée au 11 décembre 2019. Pourquoi cette volte-face de l’Algérie ? Une interrogation légitime dans la mesure où d’importantes démarches ont été menées, d’abord, le président IBK qui a rencontré les responsables de l’ex-rébellion et le Niger qui a décidé de prendre langue avec le HCUA.

Divergences

Des raisons qui justifient ce report ? Après les incidents qui ont entravé la poursuite du CSA, l’Algérie n’a pas pu convaincre les ex-rebelles de la nouvelle donne. En effet, il est évident que le souhait de voir se tenir à Kidal la réunion du CSA n’a plus l’assentiment des autorités du Mali. Pis, le fait que la CMA fait d’une fixation son retour dans le processus de paix, notamment le CSA à une rencontre dans un pays neutre ne facilite pas la tâche au rapprochement des positions.

Dans une déclaration conjointe, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) et une partie de la Plateforme renforcent la confusion. “Pour ce qui est de la reprise des sessions du CSA, la CMA et la Plateforme prennent acte de la convocation de la session annoncée pour le 11 décembre 2019 et de son report, et réitèrent la demande de la tenue d’une réunion préparatoire pour clarifier l’ensemble des questions pendantes notamment la question de la gouvernance de l’accord, du règlement de la question de représentation de la Plateforme au sein du CSA et d’autres aspects connexes”, expliquent la Plateforme et la CMA.

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