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Répression de la marche du 2 juin : L’opposition exige la démission du Premier Ministre et marchera le vendredi prochain

La salle de conférence de la Maison de la presse était pleine du monde, hier lundi. C’est dans le cadre d’une conférence de presse organisée par l’opposition à la suite de la marche du 2 juin réprimée par les forces de l’ordre faisant plus d’une trentaine de blessés plus ou moins graves. L’objectif était d’informer l’opinion nationale et internationale sur les violences sauvagement commises par les forces de l’ordre et d’exposer, par voie de presse, les mesures prises dont la démission du Premier Ministre,  Soumeylou Boubèye Maïga.

Gaz lacrymogène, gourdins et matraques, coups de poing, c’est par ces actes de violence que la marche de l’opposition a été violemment réprimée par les forces de l’ordre,  le samedi 2 juin dernier. Compte tenu de cet état de fait, « La coalition pour l’alternance et le changement » a tenu hier lundi, une conférence à la maison de la presse pour exprimer leur indignation en condamnant avec la dernière rigueur cette répression qu’elle qualifie de : «Le Mali est de retour à la dictature».

La conférence s’est déroulée sous l’égide des Leaders politiques avec au prang le Chef de File de l’Opposition, l’Honorable Soumaïla Cissé de l’URD ; Tiébilé Dramé du PARENA ; Mohamed Aly Bathily ; Mamadou Igor Diarra ; Aliou Boubacar Diallo (de l’ADP-MALIBA) et des Députés  comme Mamadou Hawa Gassama, Amadou Thiam. Egalement, étaient présents ; des Représentants des organisations de la  société civile  comme le mouvement Badenya Ton dirigé par Mahmoud Dicko  et du Collectif pour la Défense de la République (CDR) de Rast Bath, …

Dans son intervention,  Mohamed Aly Bathily a souligné que cet acte ignoble traduit la peur du régime. « IBK est un Homme peureux. Il sait qu’il ne va pas gagner à l’élection présidentielle à venir et nous le montrerons que le Mali nous appartient tous », a-t-il entonné avant de préciser qu’IBK peut se faire passer par la fraude à travers les privilèges accordés par la loi au Ministre de la Décentralisation de supprimer des Bureaux de vote en cas de force majeure au lieu où il se sentira en défaite.

De son côté, Tiébilé Dramé du PARENA n’a pas tourné autour du pot: « J’ai un sentiment de dégout face à ces  Hommes. Contrairement à ce qu’ils disent, c’est eux qui ont commencé à agresser les manifestants. Au moment où nous étions en train de parler avec les forces de l’ordre, certains agents se sont mis à jeter des gaz lacrymogènes sous nos pieds. Des candidats déclarés à l’élection présidentielle, des élus avec l’écharpe de la République ont été réprimés à coups de gourdins et de matraques sur instruction du Président IBK, de son Premier Ministre et du Ministre Salif Traoré. C’est une honte pour la Démocratie malienne  », s’est-il insurgé avant d’ajouter qu’une autre marche pacifique aura lieu le vendredi 8 juin 2018 pour la transparence de l’élection à venir et l’égal accès à l’ORTM.

Prenant la parole Mamadou Igor Diarra qui faisait partie de la trentaine des blessés admis à l’Hôpital Gabriel Touré a déclaré que tous les éléments de la répression sont en cours de composition pour porter plainte devant la Cour Pénale Internationale contre lBK, le Premier Ministre Soumeylou Boubèye Maïga et le Ministre de la Sécurité Intérieure et de la Protection Civile, Général de division Salif Traoré, pour violation des Droits de l’Homme et agression à coups de matraque. Les manifestants étaient dans leur droit, renchérit Tiébilé Dramé, qui a évoqué le communiqué fait par le Secrétaire Général des Nations Unies pour rappeler le Gouvernement à respecter la Liberté de «manifester y compris dans un contexte d’État d’urgence».

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