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Rififi au sein de la section ADEMA-PASJ de Kati Les jeunes demandent le départ de N’Tji Konaré et de Mahamadou Sériba Sidibé

La section jeunesse de l’ADEMA-PASJ de Kati a organisé, le samedi 13 juillet 2019, une conférence de presse dans les locaux de la mairie de la ville garnison. L’objectif était d’informer l’opinion nationale et internationale de la gestion calamiteuse de la section par le Secrétaire général de la sous-section par intérim, Mahamadou Sériba Sidibé et le Secrétaire général de la section N’Tji Konaré.

 

Cette entrevue avec la presse était animée par Mamoudou Traoré, 4e adjoint du Maire de Kati, Secrétaire général de la sous section jeune de Kati, Cheick Tidiane Sissoko, Secrétaire politique de la sous section jeune, Boubacar Traoré, Secrétaire général du comité de Kati-Coro et Drissa Diallo, membre du comité exécutif de la jeunesse.

Placée sous l’intitulé  » la problématique au sein de l’ADEMA-PASJ de Kati « , cette cacophonie au sein de la section de Kati a débuté suite à une réunion de ladite section ayant décidé d’exclure les camarades Mamoudou Traoré, Cheick Tidiane Sissoko, Boubacar Traoré et Drissa Diallo pour violations des articles 4, 14, 15, 19, 74, 75 et 76 des Statuts et règlement du parti.

Pour Mamoudou Traoré, 4e adjoint au Maire de Kati, Secrétaire général de la sous section jeune de Kati, depuis la nomination de Mahamadou Sériba Sidibé en qualité de Secrétaire général de la sous-section de Kati par intérim, la situation du parti va de mal en pis dans la ville garnison,  » c’est pourquoi, nous avons décidé, au niveau de la sous section jeune, de faire un remembrement du bureau de la sous section pour remplacer ce dernier. Mais, il a le soutien et l’appui de N’Tji Konaré, Secrétaire général de la section ADEMA PASJ de Kati « .

Le conférencier, Mamoudou Traoré ajoute,  » nous avons organisé cette conférence de presse pour informer l’opinion nationale et internationale que nous contestons cette décision, prise par eux deux de nous exclure, ce qui viole les statuts et règlements de notre parti« .

A l’entendre, dans le chapitre II des militants, article 95, les sanctions disciplinaires applicables aux militants sont l’avertissement, le blâme, la suspension et l’exclusion. Selon lui, il n’y a aucune structure qui peut décider d’exclure une personne, puisque l’article 96 stipule que l’avertissement est prononcé par le bureau du comité exécutif, le blâme intervient après trois avertissements et est prononcé par la sous section, la suspension après deux blâmes, elle est décidée par la section après instruction et délibéré de la commission de discipline et de conflit de la section, l’exclusion est prononcée en conférence nationale, sur proposition du comité exécutif et après délibération de la commission centrale de contrôle administratif et de gestion des conflits.

» Nous leur demandons de faire référence aux statuts et règlement du parti pour comprendre qu’ils sont en faute« , a indiqué le Secrétaire général de la sous-section jeune de Kati. Et d’ajouter que « nous ne sommes pas des badauds, nous sommes une jeunesse solidaire, unie et dévouée pour le développement de notre parti dans le cercle de Kati. Aujourd’hui, sur 33 membres du bureau des jeunes nous sommes 28 à organiser cette conférence de presse et nous allons mener cette lutte jusqu’à ce que nous ayons une satisfaction totale. Et nous ne voulons plus de Mahamadou Sériba Sidibé et  de N’Tji Konaré à la tête de notre parti dans le cercle de Kati« .

Abdoul DEMBELE

Source: l’Indépendant

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