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Rupture de l’alliance avec la CODEM : Discrédit sur la CMAS de l’imam Dicko

La Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de Mahmoud Dicko (CMAS) a décidé de surseoir à sa participation aux prochaines élections législatives. Cette décision a été prise, le lundi 3 février dernier, suite à une convocation tous azimuts du parrain du mouvement, en l’occurrence l’imam Mahmoud Dicko, et cela, cinq jours seulement après la signature d’une alliance électorale avec la CODEM (Convergence pour le Développement du Mali) de Housseini Amion Guindo.

Lancée en septembre 2019, la Coordination des Mouvements, Associations et Sympathisants de Mahmoud Dicko, est un jeune mouvement politique qui affûtait ses armes pour prendre part aux prochaines législatives, dont le premier tour est prévu pour le 29 mars. C’est dans le cadre de la matérialisation de cette volonté politique que la CMAS, sous la férule de son coordinateur, Issa Kaou Djim, avait signé un accord d’alliance électorale avec la CODEM de Housseini Amion Guindo, dans la perspective de ces échéances électorales en vue dans le District de Bamako.

Mais à la grande surprise de tous, sur ordre et par la voix de l’imam Mahmoud Dicko, la CMAS fut sommée de renoncer à sa participation aux élections, en violation de l’alliance signée avec la CODEM ! Le puissant imam justifie cette décision par le fait qu’il est très tôt pour l’organisation de se lancer dans une course électorale, vu qu’elle n’a pas encore fini sa structuration à travers le pays. Selon lui, le mouvement perdrait plus en allant aux élections dans ces conditions.

Cette décision de l’imam Dicko, plus qu’un désaveu, prouve que le coordinateur Issa Kaou Djim, tout au long des démarches et du processus qui ont abouti à la signature de l’alliance avec la CODEM, a cavalier seul, sans tenir compte de l’avis des autres, principalement de son mentor. Et si l’on s’en tient à certains propos de l’imam Dicko que nous ne reprendrons pas ici, tout porte à croire que celui-ci est aujourd’hui un peu déçu du comportement de Issa Kaou Djim qui, en plus d’être le coordinateur de la CMAS, est aussi (ou peut-être qu’il s’est autoproclamé) porte-parole de Mahmoud Dicko.

Issa Kaou Djim serait-il plus pressé que la musique ? Une chose est claire, cette contradiction, née au sein de la    CMAS de par sa boulimie du pouvoir, porte du discrédit sur le mouvement, qui pourrait effet passer pour être aux yeux de nombre de compatriotes, un « mouvement pas séreux » ne « respectant pas ses engagements » !

Ce qui est bien dommage pour des gens mettant en avant les valeurs de la religion et qui prétendent jouer sur le terrain politique pour mettre fin à la « duplicité », aux « mensonges », au « manque de parole et d’engagement » des hommes politiques ! Avec cet incident, la CMAS, par la faute de Kaou Djim, ne fait pas mieux que les partis politiques qu’on ne cesse pourtant de qualifier d’ « anti-valeurs ». Chez les peuls, on dira tout simplement que CMAS-partis politiques, c’est « fou-gôtô » !

Seydou DIALLO

Source: Journal le Pays-Mali

 

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