Seydou Oumar Cissé : « Il n’y a pas deux CMAS »

La Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud Dicko (CMAS) traverse une crise sans précédent. Des membres du Bureau exécutif national ont fait scission et débarqué le Coordinateur général Issa Kaou N’djim. Depuis, le bras de fer continue. Seydou Oumar Cissé, Secrétaire politique du nouveau Bureau exécutif national, revient pour Journal du Mali sur les motivations et les perspectives.

 

Pouvons-nous dire qu’il y a aujourd’hui deux CMAS ?

Beaucoup de gens parlent ci et là, mais rassurez-vous, il n’y a pas deux CMAS mais une seule. Elle travaille en étant guidée par les idéaux de l’Imam Mahmoud Dicko et est dirigée par le nouveau Coordinateur Youssouf Daba Diawara, que tout le Bureau exécutif et les coordinateurs des régions et des communes soutiennent aujourd’hui.

 

Comment en sommes-nous arrivés à cette crise ?

Nous en sommes arrivés là par la cupidité d’un homme qui pensait être l’Alpha et l’Omega d’un groupe au nom duquel il parlait, sans consultations. C’est un homme qui a mis un mouvement en place non pour soutenir la transition mais pour soutenir une personne, en l’occurrence le Vice-président Goïta. Nous, nous sommes dans la logique de soutenir la transition, mais avec les idéaux de l’Imam Mahmoud Dicko. C’est tout cela qui nous a poussé à nous défaire de cet homme, qui a violé tous les textes de la CMAS.

L’homme dont vous parlez, Issa Kaou Djim, juge que vous êtes dans un processus illégal et illégitime. Que répondez-vous ?

Nous connaissons tous les textes. Nous avons des juristes parmi nous et d’autres intellectuels. Dans ses dernières sorties médiatiques, il nous demande de mettre les formes dans ce que nous avons fait, d’aller le voir comme pacha et de lui adresser une lettre lui demandant de partir de la coordination. Nous lui répondons non. Il ne nous a pas respectés quand il prenait ses décisions unilatéralement. S’il pense qu’être membre du CNT est une sommet, nous autres ne sommes pas dans cette dynamique.

Qu’avez-vous en perspective ?

D’abord, nous allons disséminer le manifeste de l’Imam Mahmoud Dicko, qui n’a aucune ambition présidentielle, contrairement à ce que prétendent certains. Ensuite, nous procéderons à la mise en place des structures CMAS à l’intérieur du pays et à l’international. Nous allons également réclamer justice pour les victimes des manifestations des 10,1 1 et 12 juillet 2020. Le début du mois de Ramadan est probablement prévu pour le 13 avril. Et d’ores et déjà la vie coûte cher. C’est pourquoi aujourd’hui la CMAS va rencontrer les autorités de la transition pour qu’elle revoie le prix des denrées de première nécessité.

Propos recueillis par Boubacar Diallo

Source : Journal du Mali

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