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Soumaïla Cissé après sa rencontre avec les leaders religieux et traditionnels : «Le 8 décembre, nous allons encore marcher et nous ne souhaitons pas qu’il y ait de la violence»

Hier, mercredi 05 décembre 2018, dans la matinée, les leaders religieux et traditionnels ont rencontré l’opposition malienne au quartier général (QG) du Front pour la sauvegarde de la démocratie (FSD) sis à Hamdallaye ACI 2000 de Bamako. L’objectif principal de cette rencontre est de trouver une solution à la crise que traverse le Mali depuis belle lurette. Outre les responsables de l’opposition dont le chef de file, l’honorable Soumaïla Cissé, le président du Parti pour la renaissance nationale (Parena), Tiébilé Dramé, Choguel K Maïga du MPR, plusieurs leaders religieux et traditionnels ont pris part à cette rencontre. Parmi ces leaders, on peut citer le guide spirituel des Ançars, Madani Ousmane Chérif Haïdara, président du Groupement des leaders religieux, le cardinal Jean Zerbo et bien d’autres. A l’issue de la rencontre à huis clos, le chef de file de l’opposition a accordé une interview à la presse dans laquelle il indique qu’il y a 4 crises au Mali que sont la crise sécuritaire, la crise sociale, la crise financière et économique et enfin la crise postélectorale. « Le 8 décembre nous allons encore marcher et nous ne souhaitons pas qu’il y ait de la violence», a dit Soumaïla Cissé.

Cette rencontre à huis clos entre l’opposition et les notabilités a duré plus d’une heure de temps. A l’issue de ladite rencontre, les acteurs ont donné leurs impressions. «Nous avons rencontré le chef de file de l’opposition, Soumaïla Cissé et les membres de l’opposition afin de trouver les voies et moyens d’une paix durable au Mali. Tout le monde est au courant qu’il y a une crise au nord et au centre du pays, les gens sont en train  d’être tués. La paix et l’entente au sud peuvent favorablement contribuer à résorber la crise du nord et du centre. A cet effet, nous les leaders religieux (Chrétiens, Musulmans) et notabilités avons décidé de parler avec les acteurs politiques pour qu’ils se donnent les mains afin que le pays puisse sortir de l’ornière», a déclaré le guide spirituel des Ançars, Madani Ousmane Chérif Haïdara, président du Groupement des leaders religieux. Il a ensuite promis de rencontrer aussi le pouvoir afin de faire en sorte que le peuple malien soit à l’aise. Pour sa part, le Cardinal Jean Zerbo a souhaité la nécessité de sortir de cette impasse afin qu’une paix durable puisse régner au Mali. Il a appelé la jeunesse à prendre conscience de la situation du pays. « Le pays appartient à nous tous, et son bonheur profite à tout le monde. Il faut un dialogue pour dissiper les malentendus », a-t-il conclu. Quant à l’honorable, Soumaïla Cissé, chef de file de l’opposition malienne, il a remercié les chefs traditionnels Niaré, les religieux (Madani Ousmane Chérif Haidara, Jean Zerbo et le pasteur) pour leur démarche. « Nous les respectons et nous apprécions ce qu’ils font. Chaque fois qu’il y a des problèmes, ils se sont levés, ils font tout pour que le Mali reste en paix. Aujourd’hui au Mali, nous avons quatre crises : nous avons une crise sécuritaire très grave au nord et au centre du Mali, il y a des conflits ethniques, il y a des conflits intercommunautaires. Il y a une crise sociale, tellement d’entreprises, tellement de corporations ont déposé de préavis de grève, ça veut dire que la situation sociale est extrêmement difficile. Il y a une crise financière et économique qui fait qu’aujourd’hui, la vie est chère, les maliens souffrent. Il y a la crise postélectorale dont nous avons parlé aujourd’hui », a déclaré Soumaïla Cissé. Avant de signaler que l’opposition est partante pour le dialogue. «Depuis 5 ans que j’anime l’opposition, nous avons demandé le dialogue et je pense que la solution, c’est le dialogue. Ils sont venus nous réconforter dans ce sens et nous les remercions pour cela. Ce qui reste, c’est de commencer le dialogue. Le dialogue suppose deux entités disponibles. Est-ce que les autres sont disponibles ? Est ce que IBK est disponible ? Il a dit qu’il tend sa main, mais vous ne prenez pas une main qui n’est pas ouverte, vous ne prenez pas une main si vous ne savez pas ce qu’il y a dans la main. S’il y a du feu vous n’allez pas prendre la main, s’il y a des épines vous n’allez pas prendre la main, il faut qu’il ouvre sa main pour qu’on commence un dialogue », a-t-il dit.

La marche du 8 décembre maintenue

Selon Soumaïla Cissé, les Maliens ont le même souci, c’est l’avancement du pays. « J’ai fait la preuve de ma bonne volonté pour que le pays avance, je l’ai fait en 2013 sans tambour, sans bâton, notre bonne fois ne peut pas être mise en cause. Nous leur avons dit de dire au gouvernement d’éviter la violence, nous avons été violentés en juin, en septembre et en novembre, le 8 décembre nous allons encore marcher et nous ne souhaitons pas qu’il y ait de la violence. Nous avons fait la preuve que nous pouvons marcher sans violence. Nous sommes sortis ici, 500 000 personnes, 1 million de personne. Il y a un pays en Europe pour 50 000 personnes, ils ont casé, nous, nous ne sommes pas comme ça parce que nous aimons notre pays, nous voulons faire avancer notre pays…Nous savons comment gérer le pays, nous ne sommes pas des stagiaires » a conclu Soumaïla Cissé.

Aguibou Sogodogo

Source: Le Républicain

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