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Un proche de l’opposant Soumaïla Cissé incite à la violence postélectorale

A deux mois des élections présidentielles au Mali, certains cadres de l’opposition dirigée par le candidat Soumaïla Cissé, réunissent déjà les ingrédients d’une violence qui devra suivre, si leur candidat n’est pas élu à l’issue des scrutins. En atteste la publication controversée et très commentée de Me Boubacar Karamoko Coulibaly, avocat de son état, ancien ministre sous le régime d’Alpha Oumar Konaré, actuellement vice-président de l’Union pour la République et la Démocratie (URD) de Soumaïla Cissé.

ardi, quelques heures après la déclaration télévisée de la candidature du Président sortant Ibrahim Boubacar Keïta aux présidentielles du 29 juillet 2018, Boubacar Karamoko Coulibaly a laissé entendre la stratégie qui, selon son expression, est un avertissement ‘’sans frais’’ à IBK et à ses partisans.

Pour cet ancien ministre qui écarte tout bilan pouvant permettre au Président Keïta de briguer un second mandat, la violence est une issue.

Fâcheusement, Boubacar Karamoko que certains prenaient pour un homme d’Etat (pour les hautes fonctions qu’il a eu à occuper), a eu ces mots cruels : « Les crocs des bouchers et les machettes sont aussi familiers au peuple malien ».

Plus grave, cet ancien ministre, proche de l’honorable Soumaïla Cissé, qui vient de se compromettre et compromettre ses compagnons au cas où le Mali sombrait à la suite des scrutins, jure de mettre ses menaces à exécution.

Dans un esprit d’éternel défaitiste, l’avocat se lâche en préparant les compatriotes à l’extrême violence:

« Que l’on tente seulement de nous voler encore notre victoire et cette fois, l’on verra ce que l’on verra et, ce dont le peuple peut être capable pour sa survie », fulmine passionnément Me Coulibaly qui estime que c’est tout le sens de la candidature d’un Président qui demande légalement, pour une deuxième et dernière fois à son peuple de lui renouveler la confiance. Quelle bassesse !

Cependant, nul ne saurait ce qui a pris Me Boubacar Karamoko pour tomber si bas.

Néanmoins, cette attitude de Me Coulibaly révèle combien certains hommes politiques sont prêts à sacrifier leurs populations par manipulation au nom du pouvoir.

En brandissant de telles menaces, Me Coulibaly prévoit-il utiliser ses crocs et machettes contre la seule personne d’IBK ? Contre les Maliens qui auront le seul tort de voter IBK ? Un peu d’eau dans le vin Maitre !

Or, pour le cas malien, les autorités semblent jouer à la carte de la transparence sur plusieurs points :

D’abord, un audit du fichier électoral, le rendant fiable et perfectible, demandé par l’opposition a été effectué sous l’égide de la Francophonie.

Ensuite, une loi électorale rédigée à 90 % par la même opposition, a été votée et adoptée.

Mieux, des cartes d’électeurs biométriques réclamées par l’opposition sont en cours de confection. Et alors, pourquoi se proclamer vainqueur d’une élection qui n’a encore pas lieu ?

Il faut le dire, que le Mali sombre dans une crise postélectorale, ne sera bénéfique pour personne. Le meilleur, pour ceux qui convoitent le pouvoir, c’est d’œuvrer à ce que le dialogue prime, quel que soit le vainqueur des élections.

A bon entendeur !

Malizine

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