Au cours de la campagne présidentielle, IBK ne cessait de dire qu’une fois élu président de la République, l’ordre et la discipline seront rétablis au sein des forces armées et de sécurité. Cette promesse de campagne est en passe d’être tenue par IBK, qui vient de démanteler l’ex- junte de Kati ; laquelle semait la terreur à Kati et à Bamako.

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Face à l’indiscipline de l’ex-junte et  l’humiliation qu’elle infligeait, sans cesse, à tout le peuple malien par ses actes ignobles, IBK a dû écourter sa tournée en France, pour venir régler la situation. Définitivement, peut-on dire. Dans son adresse à la nation, mercredi soir, le chef de l’Etat a été formel : «Kati ne fera plus peur à Bamako et à Koulouba …il ne peut y avoir deux armées dans un même pays ».

Dès lors, les Maliens comprenaient que le sort de l’ex-junte de Kati était scellé. En tout cas, sans tarder, IBK a ordonné ce jour-là,  l’«opération sanya» pour déloger l’ex-junte de son QG de Kati. La journée du jeudi aurait suffi pour une élite de l’armée malienne pour mettre de l’ordre au camp militaire de Kati.

Résultat : plusieurs mutins sont aux arrêts et plusieurs autres sont toujours en fuite. Cette décision du président de la République a été saluée par l’ensemble des populations. Même si pour l’instant, on ignore le sort qui sera réservé aux ex-mutins arrêtés.

Le ‘’Généralissime’’ de Kati a eu de la chance!

Depuis le coup d’état du 22 mars 2012, des observateurs prévoyaient la division au sein de l’ex-junte. Depuis quelques mois, le feu couvait à Kati et le vide se dessinait autour du Général Sanogo, chef de l’ex-junte. La promotion très contestée de celui que l’on peut dénommer ‘’l’ex roi de Kati’’ au grade de général de corps d’armée, serait à la base de la récente révolte de certains mutins contre leur chef.

Et ce qui devait arriver, arriva. Car, ceux qui étaient les amis d’hier, deviennent, aujourd’hui des ennemis jurés. La suite, on la connait : la main sur la gâchette, plusieurs  éléments de l’ex-junte  qui se disent évincés, exigeaient leur part de grades.

Pire,  ils voudraient faire la peau de leur chef qu’il accuse de magouille dans l’affaire des promotions au sein de l’armée. Mais cette révolte se termine en queue de poisson. Car, fatigué de gérer les caprices de cette junte, le nouveau président de la République finit par prendre le taureau par les cornes en la faisant déloger de son QG qui était devenu un second palais présidentiel.

Aujourd’hui, tous  les ‘’faiseurs de roi du palais de Kati’’ ou presque se cherchent. Même s’il reste encore au camp militaire de Kati, le Général Sanogo est désormais soumis aux ordres de sa hiérarchie.

Selon certaines langues, la descente musclée de «l’opération sanya» sur Kati lui a été favorable pour plusieurs raisons. D’abord, nul n’ignore que le chef de l’ex-junte était dans le collimateur de certains de ses compagnons. Du coup, il ne savait plus où mettre de la tête. Et  c’est ‘’L’opération sanya’’ qui lui a fait du bien. Aussi, il conserve son grade de General de corps d’armée bien contesté par l’écrasante majorité des Maliens.

A ce titre, il reste, à ce jour, le haut gradé de l’armée malienne.

Le moins que l’on puisse dire dans cette histoire, c’est que la fermeté du président de la République a permis de tourner la page de Kati. Mais les Maliens attendent d’IBK, cette fermeté dans la résolution d’autres problèmes qui minent notre société. Surtout, dans la gestion de l’épineuse rébellion qui ne finit pas de finir au nord de notre pays.

M.L.Sidibe

Source:bamada.net