Pèlerinage catholique de Kita : Grand moment de communion et de dévotion

Ils étaient des milliers de fidèles chrétiens à converger vers la Colline mariale de Kita, les 21 et 22 novembre, pour effectuer le 49è pèlerinage national de l’Église catholique sur le thème évocateur : «Avec Marie, tous débout pour un Mali réconcilié». C’était à la faveur de la veillée sur la Colline mariale, après une procession sur environ 3 km. Ce jubilé a été célébré dans un esprit de communion et de paix. Le pèlerinage est reconnu comme la manifestation de la foi du fidèle.

 

La manifestation culturelle a été merveilleusement animée par le diocèse de Sikasso. Les jeunes de ce diocèse ont dépeint les problèmes auxquels fait face notre société : la crise sécuritaire, la déperdition de l’éducation culturelle, l’incivisme, le libertinage, la mauvaise gouvernance, l’injustice.

Les cérémonies officielles ont enregistré la présence du ministre des Affaires religieuses et du Culte, Dr Mahamadou Koné, de sa collègue en charge de l’Environnement, Mme Bernadette Keita et d’éminentes personnalités de l’Église catholique, notamment le Cardinal et archevêque de Bamako, Jean Zerbo. Y étaient aussi des membres apostoliques et des diocèses, des pères, évêques, sœurs, des représentants d’autres confessions religieuses.

Le 49è pèlerinage a donné l’occasion à des milliers de pèlerins de se recueillir devant la statuette de la Vierge Marie, de se donner la main mais aussi de se repentir. Il s’agissait aussi d’implorer le pardon du Seigneur et de faire des vœux. Le pèlerinage de Kita offre traditionnellement l’opportunité aux Kitois de partager des moments d’intense communion avec leurs coreligionnaires, parents, amis et collègues. Il est utile de rappeler que les ères Blancs étaient présents à Kita depuis 1880. Cette année, le pèlerinage a été marqué par la Covid-19 qui a bouleversé les habitudes religieuses.

Ce qui justifie la réduction du nombre des pèlerins, même avec les mesures de prévention. L’accès de l’Église était conditionné au port du masque, cette instruction a été respectée à la lettre par tous les pèlerins, y compris les éléments des forces de sécurité.

Le rituel est composé de deux grandes étapes, c’est-à-dire la veillée sur la Colline mariale et la Messe du dimanche à l’Église. La veillée a commencé par une procession, partie de la grande Église de Kita vers la Colline mariale.

Des milliers de fidèles, des bougies en main, ont prié et convergé vers la statuette de la Sainte Vierge, située à environ 3 km du centre-ville de Kita. Après le développement de la thématique par les jeunes qui ont posé un regard critique sur l’éducation, la santé, la mauvaise gouvernance, Mgr Jean Baptiste Tiama, l’évêque de Mopti et l’administrateur apostolique de Sikasso, a dirigé la Messe de minuit.

La dernière partie de la veillée était consacrée à la messe nocturne. Le diocèse de Sikasso a souligné la pertinence et l’actualité brûlante de la thématique proposée avant de faire des prières et formuler des bénédictions pour un «Mali réconcilié dans la paix». Il a aussi lancé un appel à la reconstruction des familles mais aussi à faire des prières pour notre pays et tous ses fils.

La 2è journée du pèlerinage a été marquée par la célébration de la messe à l’Église, dirigée par Mgr Jean Baptiste Tiama et Mgr Jonas Dembélé, l’évêque de Kayes. L’Église était archicomble. Des écrans géants étaient installés pour ceux qui n’avaient pas accès au nef (partie où se tiennent les fidèles).

C’était un moment d’intense émotion et de communion avec des messages du Seigneur. «Jésus a donné des messages pour veiller sur nous. Faites de vos familles des exemples de pardon, prier chaque jour pour le Mali», a conseillé Mgr Tiama, avant d’offrir au ministre en charge des Affaires religieuses la photo de sœur Gloria, enlevée depuis le 7 février 2017 à Karangasso dans le Cercle de Koutiala.

Le ministre des Affaires religieuses et du Culte a exprimé sa satisfaction. «Je suis très touché par l’enlèvement de la sœur et le message sera transmis aux plus hautes autorités». Il a aussi transmis le message des autorités de la Transition politique et leur engagement en faveur de la paix, de la cohésion et de la laïcité. Pour lui, toutes les religions œuvrent pour la paix et la convivialité. Il a aussi assuré que l’État travaillera à la libération de la sœur Gloria.

«Il n’y pas de développement sans la paix», a dit Dr Koné, avant de saluer les organisateurs pour la paix et la cohésion entre tous les fils de notre pays. «Les sujets évoqués lors des prestations sont pleins d’enseignements et sont explicites sur les maux de notre société», a-t-il commenté.

Le président du Comité d’organisation, Christophe Coulibaly, a salué l’accompagnement des autorités de la Transition et l’implication personnelle du ministre en charge des Affaires religieuses, mais aussi des généreux donateurs qui ont contribué à la réussite de l’événement qui a pris fin par une prière.

Envoyé spécial Amadou SOW

Source : L’ESSOR

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