Le ministre de l’Environnement et de l’Assainissement, Ousmane Ag  Rhissa, a présenté de nouveau, mercredi 16 octobre dernier au Conseil ordinaire des ministres, un  projet de loi portant interdiction de production, de l’importation et de la commercialisation des sachets plastiques non biodégradables en République du Mali. Faut-il le rappeler, ce projet de loi, fait la navette entre la Cité administrative et le Palais de Koulouba depuis janvier 2012 et, qui tarde dans son application d’où la récurrence de l’interdiction.  En effet, ces sachets qui sont déversés un peu partout dans les rues, surtout les lieux publics après utilisation, lèsent non seulement l’environnement mais aussi  la santé publique des personnes. Puisqu’ils contribuent à la pollution de l’espace et à la dégradation des sols à cultiver.

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On se rappelle, le gouvernement du Mali a adopté cette loi depuis 2012, une loi qui devrait interdire, à compter du 1er janvier 2013, la production, l’importation, la détention, la commercialisation et l’utilisation de sachets non biodégradables et des granulés non biodégradables destinés à la  fabrication desdits sachets.  Selon ce communiqué du Conseil des ministres, des mesures de substitution, ont été déjà prises à travers la mise à la disposition de modèles de sachets biodégradables et leur vulgarisation au niveau de certaines officines de pharmacie et de sociétés industrielles. «  Malgré cette avancée dans la gestion des sachets plastiques, la loi du 23 janvier 2012 a, dans la pratique, rencontré des difficultés pour son application», dit le communiqué. S’il ressort encore dans ce communiqué que : « l’indentification et le contrôle des granulés et  la difficile identification individuelle des détenteurs et utilisateurs pour l’application de la loi, sont à la base du blocage du projet ». Cependant, d’autres disfonctionnements peuvent expliquer cette interdiction récurrente. Ces disfonctionnements peuvent être, en dehors des évènements de Mars 2012, l’accès et la disponibilité des sachets biodégradables substituant ainsi les anciens.

 

La question que l’on se pose, est de savoir si ces sachets  biodégradables seront disponibles et à moindre coût pour remplacer valablement  les sachets non biodégradables ? S’agissant des personnes qui font la production ou le commerce de ces sachets, alors, quelles solutions envisageront les autorités de Bamako, pour remplacer leur boulot ? Sachant déjà que bon nombre de citoyens se plaignent  du manque d’emploi ?  Faut-il aussi initier une campagne de ramassage des sachets non biodégradables jetés par ci  par là, pouvant longtemps exister malgré l’adoption de la présente loi qui interdit les prochains usages ?

 

 

Toutefois, souhaitons cette fois- ci, l’application de cette loi, qui est la bienvenue, et qui va interdire de nouveau, à compter du 1er janvier 2014, la production, l’importation et la commercialisation des sachets plastiques non biodégradables dans notre pays, afin d’éviter tous ses effets néfastes sur notre environnement mais  aussi la santé des populations. L’application de cette loi, longtemps souhaitée fera sans doute, l’objet d’un pas d’avancement pour l’amélioration de nos conditions de vie en général.

 

Dramane COULIBALY

 

SOURCE: Le Pouce