Les nombreuses mesures individuelles et collectives prises par le gouvernement pour éviter la propagation de la pandémie Coronavirus qui touchent de plein fouet le secteur privé malien en plus de la situation sécuritaire. Pour éviter une banqueroute de nos entreprises, le Conseil national du patronat (CNPM) sollicite la mise en place de mesures de soutien immédiates aux entreprises.

Les mesures prises par les plus hautes autorités lors de la session extraordinaire du Conseil supérieur de la défense du 17 mars 2020 touchent directement le secteur privé, notamment la suspension  jusqu’à nouvel ordre, des vols commerciaux en provenance des pays touchés, à l’exception des vols cargos ; la fermeture jusqu’à nouvel ordre des boîtes de nuit et bars dancings.

Conscient des conséquences négatives de ces mesures qui risquent de conduire la majorité de nos entreprises à la faillite, le Conseil national du patronat du Mali (CNPM) a pris le devant en proposant un certain nombre de mesures de soutien au secteur privé dans la lutte contre le Covid-19.

Parmi les propositions faites par le CNPM au gouvernement on peut citer entre autres :  la prolongation des délais de paiement d’échéances sociales et/ou fiscales (INPS, Impôts); l’application, dans les situations les plus difficiles, de remises d’impôts directs pouvant être décidées dans le cadre d’un examen, au cas par cas, des demandes formulées en ce sens; un soutien de l’État et de la Banque Centrale (BCEAO) pour la négociation avec les banques commerciales d’un rééchelonnement des crédits bancaires.

Le patronat souhaite aussi, la mobilisation du Fonds de Garantie du Secteur Privé pour garantir des lignes de trésorerie bancaires dont les entreprises pourraient avoir besoin à cause de l’épidémie; l’allègement provisoire du dispositif du chômage technique (extension de la durée du chômage au-delà d’un délai de 3 mois prévu par la loi; exclusion de la période de chômage technique dans la détermination des droits liés à l’ancienneté du travailleur); l’appui de l’État au traitement des conflits avec des clients ou fournisseurs….Lir la suite sur aumali

Y. Doumbia

Source: L’Indicateur du renouveau