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Droit des femmes : 4,1 millions de filles risquent les MGF en 2020, selon l’ONU

La Journée internationale de lutte contre les mutilations sexuelles féminines a été célébrée hier, jeudi 6 février 2020, dans le monde. Le thème retenu cette année était : « Libérer le pouvoir de la jeunesse : une décennie d’accélération des efforts pour zéro mutilation génitale féminine ».

4,1 millions de filles dans le monde risquent de subir des mutilations génitales féminines, en 2020, selon les Nations unies. « Bien que principalement concentrée dans 30 pays d’Afrique et du Moyen-Orient, la pratique des mutilations génitales féminines (MGF) est un problème universel », indique la même source.

Selon l’ONU, les 30 pays dans lesquels les mutilations génitales féminines sont beaucoup répandues ont une population jeune et 30% constituent des jeunes filles de moins de 15 ans.

Les jeunes âgés de 15 à 19 ans manifestent plus en plus leur refus à cette pratique tandis que les adultes âgés de 45 à 49 ans l’approuvent. « […] Les nouvelles générations ont aujourd’hui généralement plus de chances de grandir sans MGF par rapport à leurs parents », espèrent les Nations unies.

Définies comme « des interventions qui consistent à altérer ou à léser les organes génitaux de la femme pour des raisons non médicales », les mutilations génitales féminines (MGF) sont considérées, au niveau international, « comme étant une violation des droits humains des femmes et des filles, notamment de leurs droits à la santé, à la sécurité et à l’intégrité physique, ainsi que de leur droit à la vie lorsque ces pratiques ont des conséquences mortelles ».

Comme conséquences de cette pratique, l’ONU cite, entre autres, les complications à court terme, telles que des douleurs intenses ; des saignements excessifs ; des infections et des difficultés à uriner ; ainsi qu’à des conséquences à plus long terme pour leur santé sexuelle et reproductive et leur santé mentale.

Pour réussir le combat contre les MGF, les Nations unies estiment nécessaire l’implication de toutes les communautés, notamment les jeunes. À ce titre, les efforts doivent se concentrer sur la défense des droits humains, l’égalité entre les sexes, l’éducation sexuelle. Il faut aussi avoir « une attention particulière aux besoins des femmes et des filles ayant subi de telles pratiques », estime-t-on.

Rappelons que l’Afrique et le Moyen-Orient ne sont pas seulement les pays dans lesquels les mutilations génitales féminines existent, « certains pays d’Asie et d’Amérique latine, ainsi que parmi les populations immigrées vivant en Europe occidentale, en Amérique du Nord, en Australie et en Nouvelle-Zélande », font face à aux MGF.

Notons que c’est en 2012 que l’Assemblée générale des Nations Unies a déclaré le 6 février comme la « Journée internationale de tolérance zéro à l’égard des mutilations génitales féminines (MGF) ». L’objectif de cette déclaration est « d’intensifier l’action mondiale visant à éliminer cette pratique ».

Fousseni TOGOLA

Source: Journal le Pays- Mali

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