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Glaucome: le dépistage précoce conseillé

Dans le cadre des festivités commémoratives de la Semaine mondiale de la lutte contre le glaucome, célébrée du 12 au 18 mars de chaque année, l’Association malienne de lutte contre le glaucome (AMLG) en partenariat avec Sight Savers et le Plan national de lutte pour la santé oculaire (PNLSO), a organisé, samedi dernier, à la Maison des aînés, une conférence-débat, dont le thème était : « Le glaucome, nul n’est à l’abri » ; avec comme message fort : « Le glaucome est la première cause de cécité irréversible au monde. Seuls le dépistage précoce et l’observance du traitement nous protègent ».

MEDECINS EN GREVE

Placée sous l’égide du président d’honneur de l’Association malienne de lutte contre le glaucome, Ousmane Alhassane HAIDARA, la cérémonie s’est déroulée en présence du Pr Lamine TRAORE, ophtalmologue, principal conférencier du jour, et non moins coordinateur du PNLSO ; le président de l’association Gina-dogon, Mamadou TOGO. On y notait aussi la présence de plusieurs membres de l’AMLG qui célèbre la semaine mondiale du Glaucome, depuis 2014.
Le président d’honneur de l’AMLG a félicité les organisateurs de ladite journée et qualifié le thème de la conférence « Le glaucome, nul n’est à l’abri » de réalité.
À son avis, ceux qui subissent les effets de cette maladie en savent quelque chose.
Du fait de sa nature, une pathologie génétique, il a invité tout le monde à prendre conscience de cette maladie insidieuse, dont certains n’hésitent pas à qualifier de « voleuse silencieuse de vue ».
Quant au président de Gina-dogon, il a salué le courage et la persévérance des membres de l’AMLG dans leur combat pour faire reculer cette maladie.
Aussi, a-t-il fortement conseillé ceux-là qui ne sont pas ou ne savent pas qu’ils sont atteints du glaucome d’aller se faire dépister. Toute chose qui permettra de contrôler l’évolution de la maladie.
Par ailleurs, dira le vieux TOGO, il faut la volonté politique, c’est que le gouvernement s’approprie ce combat et accompagne l’AMLG qui est une association de malades de malvoyants ou non-voyants. De même, a-t-il noté, la sensibilisation doit être de mise.
Selon le conférencier, le glaucome est une maladie de l’œil, particulièrement du nerf optique. Ce dernier, a-t-il expliqué, c’est le câble qui lie l’œil au cerveau. Pour mieux illustrer ses propos, il a rappelé l’adage bambara « ce n’est pas l’œil qui voit, mais que plutôt le cerveau », ce qui, à son avis, est vrai ; « car vous pouvez fixer quelqu’un sans le voir. Il faut absolument que son image soit formée sur votre rétine et que le cerveau vous commande de regarder la personne. Mais cela va tellement vite que l’on ne s’aperçoit pas ». Mais une fois que cette connexion entre le cerceau et l’œil est coupée par un mécanisme, quel qu’il soit (le glaucome étant le mécanisme le plus fréquent), la vision disparait, malheureusement pour toujours.
« Jusqu’au stade actuel de la recherche, la perte de vision associée au glaucome est permanente et irréversible. Sans traitement, cette maladie peut mener la cécité », a-t-il soutenu.
Certes, il n’existe pas pour le moment de solution quand on devient aveugle à la suite du glaucome, mais il y a la prévention ; c’est-à-dire éviter que la maladie n’évolue à ce stade ultime qu’est la cécité. Pour ce faire, il a fortement conseillé le dépistage. Et le Pr TRAORE de rappeler le thème : « nul n’est à l’abri du glaucome » surtout la race noire, la plus explosée, selon toutes les études réalisées sur la maladie.
Selon le Pr TRAORE, chez les autres races, l’âge moyen est autour de 60 ans ; chez les sujets de race noire, le glaucome commence à partir de 30 ans. Or, la maladie évolue avec l’âge.
Aussi, a-t-il rapporté, selon les chiffres de l’OMS, 60 millions de personnes dont 40 millions en Afrique sont atteintes du glaucome. Et selon les études, si rien n’est fait, d’ici 2020, elles seront 80 millions.
Par ailleurs, a-t-il fait savoir, le taux de prévalence du glaucome est de 1 à 2 % chez les Blancs contre 4 % chez les Noirs et 4,3 % au Mali (à partir de l’étude réalisée par l’IOTA en 2012). Cependant, le Pr TRAORE s’est empressé de souligner qu’il n’y a pas d’étude nationale sur le glaucome au Mali.
En tout état de cause, le conférencier a donné quelques précisions sur la maladie, à savoir : le glaucome, contraire au diabète à la tension, ne demande pas une alimentation spéciale. Il n’y a de différence entre l’homme et la femme. Il n’y a pas possibilité de transmission de l’homme à la femme ; cependant, les descendants peuvent l’hériter. Toute chose qui a fait dire au conférencier que le glaucome est héréditaire, facteurs de risque, mais pas contagieux. Son dernier mot a été le dépistage.

Par Sékou CAMARA

 

Source: info-matin

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