A l’issue d’une rencontre de deux jours, les jeunes de 10 à 24 ans des régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Ménaka ont adopté un document de plaidoyer pour l’amélioration de la santé de la reproduction.

 

Les rideaux sont tombés sur le forum inter-régional des jeunes sur la santé de la reproduction dans les régions d’intervention du programme « Actions concertées pour l’amélioration de la santé de la reproduction et la promotion des droits des femmes et des filles », dénommé Debbo Alafia. La rencontre de deux jours avait regroupé les jeunes de 10 à 24 ans des régions de Ségou, Mopti, Tombouctou, Gao et Ménaka sur le thème : « Planification familiale quelles actions et stratégies pour rendre les jeunes plus autonomes dans la gestion de leur santé reproductive ».
La cérémonie de clôture des travaux était présidée par le préfet de Ségou, Dramane Diakité, représentant le gouverneur. C’était en présence des responsables de la mise en œuvre du programme Debbo Alafia et de la représentante de l’ambassade des Pays-Bas dans notre pays, Jennie Van de Weerd.
Les jeunes ont échangé sur la problématique de la santé de la reproduction (SR) notamment la promotion et l’accès à la planification familiale (PF). À l’issue de la rencontre, ils ont élaboré une déclaration à l’endroit des gouverneurs des régions concernées par le programme. Le document de plaidoyer engage les jeunes à intensifier la mobilisation et la sensibilisation de leurs pairs, pour leur accès aux services de SR/PF de qualité et adaptés à leurs besoins notamment en prenant en compte les non scolarisés, les déficients physiques et mentaux et autres jeunes marginalisés. Il est aussi demandé de mettre tout en œuvre pour faciliter l’accès des services et des produits de planification familiale aux jeunes filles et garçons de leurs régions. Les jeunes ont aussi plaidé pour le renforcement des capacités des agents de santé et des relais communautaires pour un meilleur accueil et orientation des jeunes. Les parents, les leaders religieux et communautaires doivent aussi être sensibilisés sur les droits humains des femmes et des filles en particulier pour l’abandon du mariage précoce et de l’excision.
Le document recommande, par ailleurs, de garder les petites filles dans le système éducatif. Enfin, les jeunes ont plaidé auprès des élus de la nation afin que ces derniers soient leur porte-parole pour voter et promulguer une loi contre l’excision. Le document invite aussi à investir dans les initiatives qui autonomisent toutes les filles, notamment les plus pauvres et les plus vulnérables, afin de leur accorder une formation professionnelle. Il a invité à créer des espaces sûrs et des réseaux de soutien nécessaire pour une vie productive. Les différents gouverneurs ont été priés de plaider auprès du gouvernement malien et des partenaires techniques et financiers la cause de l’école malienne, à travers une éducation de qualité, sans interruption durant les 9 mois de l’année scolaire.
Dramane Diakité a félicité les jeunes et les organisateurs du forum pour la réussite de l’événement. Celui-ci aura permis, a-t-il dit, d’identifier et catégoriser les jeunes et adolescents des différents secteurs dans les régions ciblées par le programme.
Financé par le royaume des Pays-Bas, le programme Debbo Alafia, a indiqué la représentante de l’ambassade néerlandaise, participe de leur volonté de soutenir et d’accompagner notre pays dans la thématique de la santé de la reproduction. Il vise l’amélioration de la santé de reproduction des Maliens avec une autonomie de décision accrue particulièrement chez les jeunes et les femmes. Comme pour soutenir le plaidoyer des jeunes, Jennie Van de Weerd a plaidé pour une éducation de qualité dans notre pays. Elle s’est réjouie de la récente décision des autorités maliennes qui accordent la gratuité de la planification familiale. Elle a ainsi invité les jeunes à veiller à l’application de cette nouvelle mesure pour la promotion et l’accès facile aux services de la planification familiale.

Mariam A. TRAORÉ AMAP-Ségou

L’Essor