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Livre intitulé « Combat contre la drépanocytose » : RÉCIT POIGNANT

La présentation, hier à l’Institut français, d’un ouvrage intitulé : « A mougoulen do » ou « Combat contre la drépanocytose », lors de la Journée mondiale de lutte contre la drépanocytose est une coïncidence heureuse et la symbolique est très forte.
La cérémonie s’est déroulée en présence du directeur de la maison d’édition : « La Sahélienne » et d’un représentant de l’Institut français, Ousmane Diarra.
Le livre écrit par Sada Sanogo, résume son combat contre la drépanocytose qui a fini par l’emporter à la fleur de l’âge (puisqu’il n’avait que 21 ans). En procureur de la bonne cause, notamment celle des malades drépanocytaires, l’auteur du livre rappelle l’urgence d’agir contre la maladie.
Il raconte dans un récit poignant la découverte de sa maladie, sa première hospitalisation, ses retrouvailles avec la famille après une période de soins, la découverte du Centre de recherche et de lutte contre la drépanocytose et les périodes sombres de sa courte vie.


Dans la préface du livre, le médecin traitant de l’auteur, Dr Baba Fané, explique son attachement à ce patient qui a marqué sa carrière. Il explique que son patient avait écrit son œuvre, et l’avait bien sollicité pour l’éditer avant sa mort afin de partager le récit de sa vie avec le grand public.
Il s’agissait ainsi d’amener les malades drépanocytaires à prendre conscience des graves conséquences de la malade et les familles à vivre dignement cette souffrance humaine, sans pour autant se résigner. Il était engagé dans un combat noble, celui de la sensibilisation sur la drépanocytose. Selon son médecin traitant dans la préface du livre : « il voulait lever le voile du silence sur ce mal méconnu du grand public qui sévit dans l’ombre et dans un silence coupable », et entendait décrier le ressenti au plus profond de lui-même.
Dr Fané explique aussi dans la préface que le jeune écrivain était caractérisé par une ouverture d’esprit. Il regorgeait d’énergie et de combativité et était doté d’une maturité précoce et d’un esprit de solidarité.
L’auteur, né un jour de juin 1995, explique dans son ouvrage l’apparition des premiers symptômes de sa maladie au premier semestre de son existence. Après avoir recouru à des recettes de grand-mère, ses parents finirent par l’amener à l’hôpital. Les analyses biologiques relèveront la forme SS de la drépanocytose chez lui.
L’auteur explique aussi avoir retrouver un peu d’espoir en 2011 avec le CRLD qui est apparu pour lui comme une lumière au bout du tunnel. Il donne aussi des conseils sur comment vivre avec la maladie. Il affiche l’optimisme et invite les autres malades à avancer, concrétiser leurs rêves, en ayant confiance en eux-mêmes pour s’épanouir.
Sada Sanogo a fait ses études primaires à Bamako, notamment à l’école Mamadou Konaté, où il obtint un certificat d’études primaires (CEP), et le diplôme d’études fondamentales (DEF). Il enchaîne avec des études secondaires au lycée Askia Mohamed jusqu’en classe de terminale. Malheureusement à partir de là, la mort aura raison de sa détermination.

Daouda S. DAO

Source: L’Essor/Mali

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