Lutte contre la malnutrition : ces produits locaux à portée de main, mais….

Le Mali fait partie des pays africains où la malnutrition, surtout des enfants, est chronique. Pourtant, comme chaque année, en cette période d’hivernage, un peu partout dans le pays, il est produit abondamment de feuilles et légumes locaux, tels que les feuilles de baobabs, celles d’oseille, l’aubergine africaine appelée («n’goyo» en bambara), le gombo…, qui sont d’un réel apport pour l’organisme humain, par conséquent, une alternative à la malnutrition.

En effet, produits maraîchers ou provenant des arbres fruitiers, ces feuilles et légumes sont très riches en micronutriments qui sont très recommandés par les nutritionnistes pour le bon fonctionnement de l’organisme.

Malheureusement, par négligence ou par ignorance, en milieu rural, où la malnutrition sévit le plus, on préfère les bouillons industriels ou autres produits sans grande valeur nutritive dans les mets quotidiens que ces feuilles et légumes très riches en vitamines.

Selon Dr. Diarra, médecin : «Ces feuilles et légumes contiennent généralement 15 à 35 mg/100g de fer, 4 à 6 mg/100g de zinc et 25 à 40 % de protéines à 25 mg/100g de beta carotène ».

Aussi, précise-t-il, ces feuilles et légumes ont une contenance trois fois plus élevée que ce que demande la FAO.

Par ailleurs, soutient Dr. Diarra, ces feuilles et légumes, très riches en vitamines, luttent contre de nombreuses carences.

« Au Mali, ou en Afrique, jusqu’à ce jour, le taux des enfants qui souffrent de malnutrition est encore élevé et malheureusement à ce jour encore, il y en a qui meurent. Pour avoir plus de micronutriments, il faut consommer des produits de source animale. Alors que dans d’autres pays, ces produits ne sont pas accessibles à tout le monde. Pour remédier à cela, nous conseillons de consommer régulièrement ces feuilles et légumes qui sont à la limite de la gratuité», explique-t-il.

Par ailleurs, déplore Dr Diarra, le taux de mortalité au Mali est quatre fois plus élevé chez les enfants sévèrement carencés en vitamine A comparativement à ceux non carencés.

« Le problème que nous rencontrons généralement est la carence en vitamine A, qui peut entraîner, entre autre, un retard de croissance chez l’enfant, des problèmes de fabrication des globules blancs. Ce qui affaiblit de manière considérable l’organisme et rend sévère les infections les plus simples, telles que la diarrhée, la rougeole, les infections uro-génitales et respiratoires et la cécité etc.», conclut le spécialiste.

ADAM DIALLO

Source: Bamakonews

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