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Mopti : La fièvre hémorragique de Crimée-Congo fait 7 morts

Quatorze malades, dont sept décès, c’est le bilan de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo détectée dans le village de Kera dans la Commune rurale de Korombana (Korientzé), Cercle de Mopti, ont indiqué les autorités sanitaires de la région.


Ce sont les agents du CSCOM de la commune qui ont donné l’information, le samedi 1er février dernier. Ils ont précisé qu’un jeune berger qui conduisait ses animaux dans la Commune de Kounari est arrivé dans le village de Kera et souffrait d’une fièvre extrêmement élevée, de vomissements et d’une intense diarrhée accompagnée de saignement.
Quelques instants après son arrivée au centre de santé, il rendra l’âme. L’accompagnante, ajoute la même source, a aussi développé la maladie avec trois autres personnes de la famille qui sont toutes décédés. Neuf autres personnes sont tombées malades et sept d’entre elles ont été admises à l’hôpital Gavardo de Sévaré et deux à l’hôpital Sominé Dolo.
Les prélèvements envoyés à Bamako ont confirmé trois cas positifs. Les malades ont été isolés dans un endroit sécurisé.
Parmi les neuf évacués, deux sont décédés à l’hôpital Sominé Dolo et un à l’hôpital Gavardo. Selon Dr Aguissa Maïga, directeur régional de la santé de Mopti, la situation est sous contrôle sur le terrain. Les trois personnes décédées ont été enterrées dans les dispositions de sécurité requises et la vie des six malades n’est pas en danger.
Dr Aguissa Maïga a expliqué que le virus de la fièvre hémorragique de Crimée-Congo se transmet principalement à l’être humain à partir des tiques et des animaux d’élevage.
La transmission interhumaine peut survenir à la suite d’un contact direct avec du sang, des sécrétions, des organes ou des liquides biologiques de sujets infectés. Il est donc important que la vigilance soit renforcée et que le personnel sanitaire soit informé le plus tôt possible pour tout cas suspect.
Le directeur régional de la santé de Mopti conseille également d’éviter les contacts avec les malades.
Pour circonscrire cette maladie dont le principal vecteur de transmission sont les tiques qui hébergent le virus zoonose, les services de santé et de l’élevage se donnent la main. Les informations et les dispositions à prendre ont fait l’objet d’une rencontre, hier au gouvernorat de Mopti, sous la présidence du conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur, Lassana Sékou Camara.

Dramane Coulibaly
Amap-Mopti

Source: Journal l’Essor-Mali

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