La nature «harponne» de plus en plus les Maliens. Le retour aux sources se confirme pour beaucoup de personnes qui vivent à l’heure du naturel, annonçant ainsi un retour en force, voire  spectaculaire des produits bio. 

Le consommateur ne se questionne presque plus quand il s’agit des compositions «vertes» pour des soins, e bien-être et le confort. La question étant tranchée d’avance. À l’échelle mondiale, puiser dans la nature afin d’avoir la pêche, se faire beau ou améliorer ses défenses naturelles, est très tendance. L’on assiste à un véritable sursaut des plantes utilisées sous différentes formes, pour différents problèmes, liés à la santé ou encore au domaine de la cosmétologie.  L’option  du naturel ne laisse plus indifférent d’autant plus  que l’industrie de transformation des plantes médicinales et aromatiques a connu un boom  à travers le monde.

Aujourd’hui, on trouve sur le marché des compléments alimentaires à base de curcuma, de gingembre, de ginseng, de béta carotène ou d’aloé vera et bien d’autres plantes qui sèment à tout vent, un peu partout et pas seulement chez l’herboriste, mais également chez le pharmacien, n’hésitant pas, la plupart du temps à verser dans un cours magistral sur les bienfaits et les vertus de ces  compositions miraculeuses, testées et prouvées et surtout  vivement recommandées  quand on ne se sent pas bien dans sa peau ou dans sa tête aussi.


C’est un fait : les  plantes sont dans tous leurs états, avec la complicité des spécialistes  du marketing, associés  à cette démarche à travers enseignes et spots publicitaires incitant  le client à  sauter le cap de l’hésitation et tenter ces expériences concluantes, à portée de main, désormais avec un commerce  électronique, de plus en plus présent sur les sites et portails spécialisés ou encore les réseaux sociaux qui se mettent, à leur tour, au parfum de la phytothérapie.
Toutes les couches de la société, sans exception aucune, se réapproprient les secrets de la nature  à travers l’acquisition de ces nombreux produits en vente dépassés par une aura, nourrie, à longueur de journées, par la publicité.

Paul Y. N’GUESSAN

Source: Bamakonews