Du 25 au 27 février 2020 à Ouagadougou, se tiendra un atelier de formation des organisations de jeunesse issues du consortium SOS Jeunesse et défis. Cette formation portera sur la clarification des valeurs pour un meilleur accès des jeunes et des femmes aux services de santé sexuelle et reproductive. La cérémonie d’ouverture de cet atelier s’est tenue ce mardi 25 février, sous la présidence de la secrétaire technique du ministère de la Santé, Ida Kaboré.

Renforcer les capacités et les compétences des membres du consortium SOS Jeunesse et défis du Burkina Faso, du Mali, du Niger, du Bénin et de la Côte d’Ivoire, afin de mieux répondre aux préoccupations en lien avec les Droits à la santé sexuelle et reproductive (DSSR), c’est l’objectif visé par cet atelier de formation. Pendant trois jours, les participants passeront en revue la question de la clarification des valeurs et la transformation des attitudes sur les questions des DSSR et de l’avortement sécurisé dans les cinq pays concernés.

Une occasion pour les différents acteurs réunis à Ouagadougou de partager les expériences afin de capitaliser les acquis qui permettront de relever les défis futurs. La secrétaire technique du ministère de la Santé, Ida Kaboré, qui a présidé cette cérémonie, a remercié tous les participants. Elle a rappelé que cet atelier fait partie d’un agenda mondial à travers lequel tous les pays sont appelés à faire en sorte que les DSSR puissent être effectifs pour tous.

 

« Au Burkina Faso comme partout ailleurs dans toute l’espace francophone, il y a toujours des difficultés à assurer les droits à la santé sexuelle et reproductive des jeunes et de la population féminine », indique-t-elle. C’est pourquoi, ajoute madame Kaboré, cet atelier est une opportunité de savoir ce qui se passe dans les pays voisins afin de porter un jugement. Et en la matière, rassure-elle, le Burkina Faso peut se féliciter d’avoir un cadre juridique très avancé, même s’il reste encore un travail à faire afin d’améliorer l’accès à la santé sexuelle et reproductive pour tous. « Car, jusqu’à présent, au Burkina Faso, il y a encore 23% de besoins non-satisfaits, une mortalité infantile élevée, des enfants mariés avant 18 ans, un tiers des grossesses non-désirées. Et tout cela montre qu’il y a encore beaucoup de défis à relever dans le cadre des DSSR », regrette-t-elle. C’est pourquoi, elle espère que ce pool de formateurs puisse contribuer à l’amélioration de l’accès à la santé sexuelle et reproductive de tous.

 

Plusieurs acquis enregistrés

Pour le directeur exécutif de SOS Jeunesse et défis, Harouna Ouédraogo, son souhait, c’est que ces acteurs qui seront formés puissent être des relais auprès des autres membres dans leurs différents pays, pour que l’accès aux droits à la sexuelle et reproductive soit effectif pour les populations. Car au cours de ces trois jours, dit-il, les membres du consortium feront le point de l’état de la mise en œuvre des DSSR, sans oublier les questions de l’avortement sécurisé, etc.

Des textes nationaux et internationaux encadrent et promeuvent les droits à la santé sexuelle et reproductive, mais ils ne sont pas souvent respectés. Il s’agit, entre autres, de la loi sur la santé sexuelle et reproductive, la déclaration universelle des droits de l’homme, la loi sur le VIH/Sida.

Yvette Zongo

Lefaso.net