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Le défi des études des filles-mères

Les grossesses précoces en milieu scolaire, préoccupent tous les décideurs. Cependant, malgré nos investigations, aucune structure Etatique n’a compilé de données sur la question. De plus en plus de jeunes élèves et Etudiantes contractent des grossesses encore étant sur le banc. A l’académie d’enseignement de la rive droite, malgré le manque de données statistiques, le personnel estime que le taux de grossesse des jeunes filles scolarisées est considérable.

« Elles abandonnent, soit par manque de soutiens, soit à cause de la honte ou des maladies fréquentes. Les plus courageuses parviennent à reprendre après l’accouchement mais, ce taux est très faible. Après l’accouchement, commencent d’autres difficultés : l’allaitement, le garde du bébé, difficultés de suivre l’enfant… » Liste un employé de l’académie d’enseignement de la rive droite, expliquant le taux de déperdition scolaire des filles qui contractent des grossesses.

Notre interlocuteur ajoute : « les choses ont beaucoup évolué : il y a seulement une dizaine d’années, une élève qui tombait enceinte était immédiatement renvoyée de l’école. C’était la double peine. Aujourd’hui, on leur donne une seconde chance. C’est pourquoi au niveau de l’académie, nous ne nous préoccupons plus du taux enregistré par an.»

Dans sa politique de promouvoir la scolarisation des filles, le gouvernement a mis en place une section « scolarisation des filles » la section scofi (scolarisation des filles), qui s’occupe du suivi et du maintien de l’effectif féminin dans de bonnes conditions.

Selon le sociologue, Abourahamane Touré, le phénomène de jeunes filles-mères, s’expliquerait par la pauvreté et l’effet des médias sur les jeunes. Pour lui, les conséquences sont généralement l’élévation du taux de mortalité maternelle et infantile, les difficultés économiques des parents qui ne parviennent pas à joindre les deux bouts. Les abandons d’enfants et les infanticides sont très fréquents dans ce milieu.

« J’étais en classe de terminale série lettres lorsque j’ai appris à quelque mois des examens que j’étais en état de grossesse de 5 mois. Et pourtant j’avais mes règles tous les mois. Le Docteur m’a fait savoir que c’était bien possible d’être enceinte et avoir ses règles. Le père a failli se désister mais face à la pression de ma famille il a fini par me fiancé. Mon enfant est né deux jours avant les examens. Je n’ai pas pu faire le bac, » confie une fille mère.

Soumba DIABATE (Stagiaire)

Source: Bamakonews

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