L’ONG de coopération internationale espagnole «Educo», en partenariat avec l’Association de défense des droits des aides ménagères et domestiques (ADDAD Mali), le Bureau national catholique de l’enfance (BNCE), et Enda Mali, a lancé, mardi dernier, dans un hôtel de la place son projet sur la promotion des droits et la protection des filles travailleuses domestiques intitulé : «Jigitugu».


«Ensemble, engageons nous pour assurer une vie digne et épanouie aux filles travailleuses domestiques», et «Restons engagés, ensemble pour le droit à une enfance épanouie» étaient les slogans qu’on pouvait lire sur des banderoles. «Jigitugu» signifie donner l’espoir en langue bamanankan. Le projet contribuera d’ici 2021 à donner espoir aux filles travailleuses domestiques, mais, aussi à la reconnaissance et jouissance effective de leurs droits dans notre pays. Le projet vise aussi à l’amélioration significative des conditions de vie et à l’autonomisation de cette couche sociale. Il a une durée de 3 ans (juillet 2019 à décembre 2021) et cible directement 2.000 filles travailleuses domestiques de moins de 15 ans et de plus de 15 ans dans les Communes II, IV et VI.

600 employeurs, grands logeurs et leaders communautaires, 120 acteurs des organisations de la société civile et 168 membres ou acteurs des titulaires d’obligations sont des cibles indirectes de «Jigitugu». Le secrétaire général du ministère de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille, Lamine Boubacar Traoré, a rappelé que le projet s’inscrit dans le cadre de la Politique nationale de promotion et de protection des droits des enfants.
Les objectifs de «Jigitugu» seront accompagnés, suivis et capitalisés. Le directeur national du Projet «Educo», Herman Zoungrana a rappelé l’article 32 de la Convention des Nations unies relative aux droits de l’enfant. Ce document affirme que «les Etats membres reconnaissent à l’enfant, le droit d’être protégé contre l’exploitation économique, et à n’être astreint à aucun travail comportant des risques ou susceptible de compromettre son éducation ou nuire à sa santé ou à son développement physique, mental, spirituel, moral et social.
Il a aussi évoqué que la convention 138 de l’Organisation internationale du travail (OIT) sur l’âge minimum d’admission à un emploi, celle 182 de l’OIT sur l’éradication des pires formes de travail des enfants, la Charte africaine des droits et du bien-être des enfants et les dispositions particulières concourent toutes à une meilleure protection de l’enfant. «Toutes ces dispositions nous invitent gouvernement, ONG nationales et internationales et autres à nous engager pour créer les meilleures conditions de vie pour un développement harmonieux à travers chacun des enfants domestiques», a énuméré le secrétaire général du département.
A la fin de l’évènement, les responsables des différentes structures, co-organisatrices ont signé une contention de partenariat. Il faut rappeler que l’ONG «Educo» est une Fondation d’aide à l’enfance qui œuvre pour le développement, l’action humanitaire depuis plus de 25 ans en faveur des enfants et pour la défense de leurs droits spécifiquement le droit à recevoir une éducation équitable et de qualité à travers le monde.
Educo intervient dans 132 pays d’Afrique, d’Asie et d’Amérique du sud et centrale. En Afrique l’organisation intervient au Burkina Faso, Bénin, Sénégal et Mali, notamment depuis 2002. Elle couvre la Région de Ségou avec des perspectives de développement dans le district de Bamako, les régions de Mopti et de Kayes (2019).

Sidi Y. WAGUE

Source: L’Essor- Mali