Tamarin velours : histoire, utilisation et vertus d’une plante rare

Le Tamarin velours est un grand arbre de la famille des Légumineux, de l’ordre des Fabales, dont le nom scientifique est Dialium guineense. D’origine africaine, elle porte différents noms selon les ethnies. Il pousse dans les forêts denses de l’Afrique tropicale. Ses fruits poussent en petites touffes et sont de petites tailles comme les raisins et dont la peau en forme de coque est de couleur noire. Chaque fruit contient une ou deux graines brune-brillantes, recouvertes d’une fine couche d’amidon.

Les graines ont une forme plate-ronde. Sa pulpe comestible, marronne ou brune-rouge, d’un goût doux-aigre, se consomme crue ou trempée dans l’eau comme une boisson. La pulpe sèche ressemble à une poudre et est plus doux que le tamarin. Les feuilles amères sont consommées comme ingrédients. Son écorce et ses feuilles sont très appréciées en médecine traditionnelle pour le traitement de plusieurs maladies.

Il existe trois espèces de Tamarin velours dans le monde que sont : la Dialium indium, originaire d’Afrique de l’Ouest, d’Asie du Sud, et d’Asie du Sud-Est. Cette espèce est plus douce et ses graines sont légèrement plus volumineuses que l’espèce Dialium guineense. En Afrique de l’Ouest, on la trouve au Nigéria, en Côte d’Ivoire, au Ghana, au Sénégal, au Togo, et en Sierra Leone. Mais n’empêche qu’aujourd’hui on en trouve dans toute l’Afrique de l’Ouest. Et le Dialium cochinchinense, originaire d’Asie du sud-est, ne fait pas beaucoup parler de lui.

Utilisations et vertus

Les feuilles du Tamarin velours sont reconnues pour leur goût amer et leur richesse en antioxydants (comme l’acide tartrique), très bon pour la santé humaine. Ainsi, la décoction des feuilles est utilisée dans le traitement du paludisme, des ulcères gastriques, des hémorroïdes, du diabète en agissant sur l’ictère pour réduire la glycémie et favoriser par la suite la sécrétion d’insuline etc. Elles sont très diurétiques donc favorisent la production d’urine. Elles sont très appréciées en matière de médecine conventionnelle dans la guérison d’hémorroïdes.

La pulpe du fruit est riche en vitamine C. Elle contient également de la vitamine A, de l’acide folique, de la thiamine, de la niacine, du fer, du cuivre, du calcium, du zinc, du potassium et de la riboflavine. Sa mastication améliore la lactation chez les femmes enceintes et les mères allaitantes, l’anémie. Elle permet aussi de contrôler les infections génitales. Sa teneur élevée en acide ascorbique lui permet d’être utilisée pour traiter le scorbut. La pulpe permet de renforcer l’immunité de l’organisme et empêche la carence en micronutriments. Elle est également utilisée pour réduire la sècheresse oculaire.

L’écorce a des propriétés antimicrobiennes et anti-inflammatoires, et contient de la saponine. Son cure-dent est très prisé pour son effet nettoyant, sa capacité à supprimer les plaques et les caries dentaires. La décoction du cure-dent s’utilise comme bain de bouche.

En cosmétique

Ici la poudre de sa coque, de sa pulpe, des feuilles, des branches, du tronc ou encore de ses racines est utilisée dans la fabrication de la pommade et du savon antidouleurs corporels comme les entorses, l’arthrite. Elle est également utilisée pour aider à exfolier la peau en la débarrassant des cellules mortes des pores de la peau.

Paul Y. N’GUESSAN

Source: Bamakonews

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