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Ustensiles en plastique : la santé des utilisateurs en danger

Les accessoires de cuisine, auparavant en aluminium, sont très souvent en plastique aujourd’hui et utilisés pour la consommation des aliments. Alors que les ménagères évoquent le prix abordable de ces objets culinaires sur le marché, les médecins émettent des réserves  quant à leur usage.

Les progrès technologiques ont non seulement impacté nos habitudes alimentaires, mais aussi permis d’innover les accessoires de cuisine. Autrefois, si les objets en aluminium avaient remplacé la marmite et les tasses en poterie, ce sont les plastiques qui attirent de plus en plus les ménagères aujourd’hui.

Pourtant, ces objets ne sont pas aussi résistants que l’on croit. Certaines femmes expliquent ce choix par le fait que ces objets sont abordables sur le marché. « Nous utilisons les ustensiles en plastique parce que ce n’est pas cher. C’est vrai que les tasses en métal  durent, mais tout le monde n’a pas ce moyen-là. Et puis, il parait que c’est dangereux de travailler avec les tasses aluminium pendant l’hivernage à cause de la foudre. A mon avis, les accessoires de la cuisine sont complémentaires. », témoigne Fatoumata Kanouté, ménagère à Kalabancoura, quartier populaire de Bamako.

2 000 ustensiles en plastiques vendus par semaine

Au grand marché de Bamako, Rokia Dembélé est venue acheter des trousseaux de mariage. Dans un chariot à deux roues, les ustensiles emballés sont majoritairement en plastique. Elle se réjouit de la qualité de ses achats. « Il y a une grande différence entre les plastiques et les tasses connues sous l’appellation ‘’superni’’, explique-t-elle. Ces tasses sont très fragiles, une fois que ça tombe elles ne seront plus en bon état. Tandis qu’avec les plastiques, on peut faire tout. C’est pourquoi dans les trousseaux de mariage, on choisit ces ustensiles-là pour les tâches ménagères.»

Hormis la cuisson des aliments, presque toutes les tâches ménagères s’effectuent à l’aide des récipients en plastique. L’engouement autour de ces objets fait le bonheur de beaucoup de commerçants. Au grand marché de Bamako, Mahamadou Kouma, commerçant, confie que la vente des ustensiles en plastique a eu un impact sur ses chiffres d’affaires. Il peut en vendre des milliers par semaine « Je peux en vendre plus de 2000 plastiques. Je suis chef de famille, c’est à travers cette activité que j’arrive à obtenir mon pain quotidien »dit-il. Avant d’ajouter : « L’arrivée du plastique a amélioré nos affaires, les femmes achètent énormément ces objets en plastique comme les assiettes, les baignoires, les tasses, etc. »

Maladies infectieuses

Si  les  ménagères  ont un goût particulier pour les plastiques, il n’en demeure pas  moins que ces objets constituent un danger pour elles tout comme les sachets plastiques. « Il faut se rappeler que ces matériels sont faits à base de déchets plastiques, explique Dr Madou Coulibaly, microbiologiste. Ce sont des hydrocarbures, qui sont déconseillés dans l’alimentation. Quand un plastique contient un aliment chaud, cela  peut produire des matières qui peuvent migrer dans l’aliment. Ces objets sont cancérogènes, très  dangereux pour la santé du consommateur. Ces organismes peuvent aussi provoquer beaucoup de maladies infectieuses comme la typhoïde, la dysenterie, la verminose. »

Pour lui, le mieux serait d’utiliser les récipients qui sont moins exposés aux intoxications comme les aluminiums. « Tout ce qui est matériel conçu en plastique n’est pas nettoyable. Il faut savoir que quand vous nettoyez un plastique, il peut être ‘’blessé’’. Il peut présenter de petites impérities pouvant servir de niches ou développer des micro-organiques pathogènes. Il faut plutôt préférer les matières en métallique qui peuvent être facilement désinfectés. », ajoute Dr Coulibaly.

Les plastiques sont donc déconseillés en matière d’alimentation. Il revient aux ménagères de faire attention, car ces objets représentent un danger pour la santé humaine. Une autre solution, c’est de savoir en faire bon usage, car c’est devenu un objet indispensable au quotidien.

 

Source: benbere

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