L’examen et l’adoption du compte administratif, le suivi de la mise en œuvre de la convention de gestion des services de propreté de la ville (Ozone), la question sécuritaire qui se pose toujours avec acuité, et la problématique de la question foncière sont entre autres préoccupations que les administrateurs du Conseil communal du district se sont penchés. Les travaux de la cérémonie d’ouverture étaient présidés par le M. Hadi Makan Keita, 1er Adjoint représentant le Maire empêché.

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En effet, la session de la Mairie est un espace privilégié du donner et du recevoir dans une démarche constructive au service de la démocratie, elle permet de revisiter les préoccupations des bamakois.
Le compte administratif est un relevé exhaustif des opérations financières, des recettes et des dépenses qui ont été réalisées  dans un exercice comptable (art 215 loi 95-034CCT). Il retrace l’ensemble des ordres de recettes et des mandats émis par le Maire conformément à la contexture du budget d’après M. Keita dans sa note introductive.

L’article 213 de la loi N° 95-034 portant code des collectivités territoriales en République du Mali exige de l’ordonnateur du budget l’établissement de la comptabilité administrative après clôture de l’exercice. Cet acte hautement républicain, participe également du principe de reddition des comptes dévolus à tout gestionnaire public. Conformément à cette disposition, le Conseil du district est invité non seulement à débattre et également arrêté le compte administratif de l’exercice 2014.

Au delà du caractère légal de cet exercice, l’analyse des comptes de 2014 offre aussi une opportunité de communication institutionnelle sur l’évolution des ressources mais également de perspective de cette nouvelle année. Cette session intervient à une période marquée par des
épreuves douloureuses (les attentats de la Terrasse sur la rue princesse à Bamako et Kidal) réduisant l’impact de nos efforts en matière de gouvernance urbaines. Le budget 2014 a été exécuté dans un contexte particulièrement délicat. Nous avons été soumis aux difficultés économiques qui ne cessent de secouer le monde.  Le partenariat public-privé pour assainir la ville de Bamako vient à point nommé, car elle permettra de mieux maitriser la gouvernance des services urbains de la ville en matière d’assainissement compte tenu des difficultés conjoncturelles qui prévalent actuellement.  En seulement deux mois d’activités, la ville de Bamako a progressivement changé de visage.

Selon le président de la séance, M. Hadi Makan Keita, les résultats des efforts sont visibles et ont permis d’atteindre un niveau d’exécution appréciable en 2014. Les recettes ont été exécutées à hauteur de 29,32% et les dépenses à hauteur de 28,72%. Ce faible taux s’explique en partie par les difficultés de mise en œuvre de la convention sur l’éclairage public entre l’EDM et la Mairie du district qui représente 15,40% du total des recettes de fonctionnement. L’une des mesures envisagée est l’adoption de contrat de performance pour rehausser le niveau de mobilisation des ressources. Le partenariat avec la fondation Swiss Contact reste une opportunité dynamique de renforcement des capacités des acteurs économiques, qu’il convient de saluer. Ce partenariat a besoin de l’accompagnement constant des uns et des autres.

 Mah Traoré

Source: La Nouvelle Patrie