Après plus d’un mois de résistance, la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) va finalement signer. L’information a été donnée hier par le Premier ministre lors d’une rencontre avec les responsables des partis politiques. Ce revirement des séparatistes notamment du MNLA à l’origine du blocage, annoncé par notre journal depuis la semaine dernière, est dicté par de différentes raisons.

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Après  plus  d’un mois de tergiversation, la Coordination des mouvements de l’Azawad (Cma), a, enfin, accepté de parapher le projet d’accord de paix. L’information a été portée hier même, à la connaissance des plus autorités maliennes par la médiation algérienne. Selon la médiation, les groupes rebelles ont finalement accepté de parapher. Cette signature (paraphe) est annoncée pour le 15 avril prochain. Et  le Premier ministre lors d’une rencontre avec les responsables des partis politiques a confirmé ce revirement des séparatistes notamment du MNLA à l’origine du blocage, annoncé par notre journal depuis la semaine dernière, est dicté par de différentes raisons.  En effet, au sein de la CMA, le HCUA très proche de l’Algérie, avait commencé à prendre ses distances avec  le MNLA qui faisait dans la surenchère. Depuis le début de la semaine dernière, le MAA et le HCUA avaient annoncé vouloir  parapher l’accord d’Alger pour peu qu’une partie de leurs revendications soit prise en charge et devaient rendre publique leur prise de position laissant le MNLA cavalier seul accusé d’ailleurs d’avoir affiché une attitude trouble et des positions inconstantes  depuis le début des négociations. Le coup de griffe donné par son nouvel allié marocain le weekend dernier en critiquant la médiation algérienne,  n’a rien donné puisque les Etats-Unis et la France ainsi que l’Onu ont vite fait d’apporter leurs soutiens à l’Algérie. En plus du risque d’isolement, le MNLA a commencé à laisser apparaitre les premiers signes de dissensions internes  car certains de ses leaders ont commencé à prendre leurs distances comme Acharatouman qui vient de créer une base militaire à Tamkoutate, près d’Ansongo

D’un autre côté, les manifestations au nord du pays ont prouvé que le MNLA, qui se prévaut de l’appui de la société civile de “l’Azawad”, ne dispose de base que dans Kidal puisque les populations de Gao, Tombouctou et Ménaka ont, pendant leur sortie dans la rue, réclamé la signature de l’accord d’Alger. Enfin, les menaces de sanctions ( gel d’avoirs, interdiction de voyages et poursuite pour sabotage du processus de paix) proférées par les émissaires américains auprès des autorités marocaines, ont fini par convaincre les leaders du MNLA isolés et appauvris depuis la fin du règne de Blaise Compaoré, qu’ils n’ont d’autre choix que de signer.  Mais, d’ici le 15 avril, ces individus peuvent encore faire une nouvelle volte-face.

Nabila

 

Source: L’Indicateur du Renouveau