Si les bandits armés menacent le nord de notre pays pour une question de territoire ; Et bien le sud souffre également mais pas pour la même raison que les assaillants du nord mais plutôt pour nos biens matériels. Et oui, vous en conviendrez que ces dernières années ont été et continuent d’être pénibles pour les bamakois, car les voleurs ne volent plus les gens pendant leur sommeil profond. Pire ! Ils les tuent après leur forfait, d’où la question suivante : où se cacher finalement pour se protéger ?

La délinquance est devenue de nos jours dans notre pays une sorte de Mexique-land avec à l’appui les drogues de tout acabit et toutes sortes d’armes en circulation. A tout moment de la journée et dans n’importe quel endroit, les bandits n’hésitent plus à arracher les portes monnaies des gens surtout dans des endroits comme « le rail da » où ils sont très nombreux, bien armés et très complices dans leur forfaiture. L’on a plus le droit d’oublier sa moto au dehors même en présence de certains jeunes soit de la police. Alors la question qu’on se pose c’est de savoir si tous les petits groupes de chômeurs ou les diplômés sans emploi aux abords des ruelles sont des voleurs et braqueurs ? Si cette police qui est censé être l’agent protecteur des citoyens ou si elle est en fait l’agent en collaboration avec les voleurs ? On en fini pas avec les questions car tout nous ramène aujourd’hui à la voie de la violence à savoir les romans policiers, les films violents, la vie de prison, les excitants etc. Certes le chômage est partout dans le monde et il s’accroît de jour en jour. Mais cela n’explique pas que par faute de travail, les uns et les autres s’adonnent à la drogue, à l’alcool, au viol, au vol et toute sorte d’infraction à laquelle la jeunesse malienne vaque de nos jours. Certaines populations, désespérées par les cas de vols et les dérives aux mœurs dont font montre les jeunes maliens maintenant, se  demandent si l’acceptation de la Charia n’était pas mieux pour nous, juste pour l’amputation des mains des voleurs. Même à l’intérieur de nos maisons, nous ne sommes plus en sécurité car nous cohabitons avec les bandits mais nul n’ose les dénoncer pour ne pas à être le prochain sur la liste. Nous assistons nuit et jour à des actes criminels, et malheureusement au vu et au su de tous. Les criminels n’expirent pas au total leur peine.  Que dire de la justice lorsque des bandits qui doivent passer des années derrière les barrots, ne font qu’une année ou moins ? Face à cette situation déplorable, il convient encore une fois de se demander à quand une véritable sécurité au Mali ?

 

KADIDIA DIABATE