Créé le 5 juillet 2014 entre les acteurs économiques désireux de contribuer à la croissance économique du Mali, le Conseil national de l’agriculture, du commerce, de l’industrie, des services et l’artisanat du Mali (Cnacisam) a été officiellement lancé le samedi dernier.

Le Cnacisma, une organisation de la société civile composé par les acteurs des les plus importants des différents secteurs de l’économie, à savoir les présidents des chambre consulaires, les représentants des organisations professionnelles les plus significatives et les acteurs économiques reconnus du Mali, a été officiellement lancé le samedi 11 avril 2015, après dix mois d’existence et activités. C’était au CICB sous la présidence du ministre du Travail de  la Fonction publique et en  Relations avec les institutions de la République, Racky Talla.

Cette organisation qui peut s’avérer un outil nécessaire au développement de notre pays pour l’orientation des politiques économiques, se situe résolument dans la démarche de la réflexion et de proposition pour consolider les outils et proposer des préconisations pour une nouvelle dynamique de l’économie malienne, selon le président du Cnacisam, Tahirou Sy.

« c’est dans ce cadre que notre, que notre organisation a cru devoir relire et étudier de manière objective, la loi n° 088 du 30 décembre 2011 et son décret d’application n° 405 du 3 mai 2013 portant l’orientation du secteur privé. Nous nous sommes placés à un point de vue qui est concevoir une vision et de prévoir les voies et moyens pour traduire cette vision dans la difficile et complexe réalité du développement durable et de la lutte contre la pauvreté », a expliqué M. Sy.

Dans cette nouvelle approche, l’organisation des professionnels de l’économie de notre pays, attend élaborer un programme des objectifs précis à réaliser sur une période de dix ans en vue de lutter contre la désindustrialisation qui frappe le Mali depuis 1982, date d’application des premiers accords d’ajustement structurel avec le groupe Banque mondial/FMI et les PTF. (il y a plus d’unités industrielles qui ferment que l’unités créées de 1960 à 2010), déterminer des différentes axes d’une stratégie nationale de développement du secteur privé, définir et élucider des principes d’action, des droits et obligations des parties selon facultés contributives, la mise au point d’un système de financement spécifique du programme retenu et la fixation d’un cadre institutionnel pour le suivi de la loi d’orientation.

A en croire le président Sy, cette approche a l’avantage de se traduire par une stratégie nationale de développement soutenue à traves des réalisations d’unités industrielles, en plus de réformes novatrice et d’actions de soutien concrètes, le tout programmé année par année sur le long terme.  Il expliquera que son organisation vise à la fois d’encadrer, soutenir et promouvoir les initiatives privées et, en cas d’absence  ou d’insuffisance d’investissements et de créations d’entreprise, préparer et exécuter l’intervention directe et l’Etat pour créer des unités de production et de services.

A cette veille de renouvellement des chambres consulaires, Tahirou Sy a appelé les opérateurs économiques à la cohésion. Il a enfin attiré l’attention du gouvernement et aux concitoyens sur la nécessité de renouveler la légitimité des chambres consulaires au plus tôt afin de restaurer la confiance indispensable à la relance économique.

Le gouvernement du Mali à travers Racky Talla, a assuré le Cnacisam de son soutien et de son collaboration sans faille.

Maliki Diallo

 

Source: L’Indicateur du Renouveau